REUTERS/Mike Segar

  • Le conseil municipal de New York vient de voter par 36 contre 6 pour exiger que les applications comme Uber et Lyft payent le salaire minimum à leurs chauffeurs et geler l'attribution de nouvelles licences de chauffeur pendant un an.
  • Le gel pendant un an de l'embauche de nouveaux conducteurs entrera en application 120 jours après l'entrée en vigueur du projet de loi.
  • Uber a également été récemment obligé de classer les chauffeurs new-yorkais comme des employés, plutôt que des entrepreneurs indépendants, après que le New York Unemployment Insurance Board a statué que Uber doit fournir des indemnités de licenciement.
  • Adrienne Adams, membre du Conseil, a déclaré que 85 % des chauffeurs de VTC gagnent actuellement moins que le salaire minimum. 

 

C'est une claque pour Uber, Lyft et d'autres applications populaires de VTC en plein essor. Le conseil municipal de New York vient de voter par 36 contre 6 pour exiger que les plateformes de VTC paient le salaire minimum et geler l'attribution de licences à de nouveaux chauffeurs pendant un an.

Le conseil s'est réuni mercredi pour voter le texte, contre lequel Uber s'est mobilisé dans le cadre d'une campagne publicitaire sur les réseaux sociaux, intitulée #Don'tStrandNYC.

Le gel de l'attribution de nouvelles licences aux chauffeurs débutera 120 jours après l'entrée en vigueur du projet de loi. Les quelque 80.000 chauffeurs de la ville de New York n'étaient pas concernés par le salaire minimum local de 13 dollars de l'heure, et Adrienne Adams, membre du conseil municipal, a déclaré que 85% des chauffeurs de la ville gagnent actuellement moins que ça.

Les membres du Conseil étaient également préoccupés par le rythme alarmant auquel les chauffeurs s'inscrivent à ces services — d'autant plus qu'un rapport récent indique que les applications de VTC ne font qu'empirer la circulation plus qu'ils ne l'améliorent. L'analyste des transports Bruce Schaller a estimé que les plateformes VTC ont entraîné une augmentation de 160% de la circulation dans les rues de la ville. Le gel des licences voté par le conseil municipal vise à endiguer ce boom.

"Ces coupes radicales dans les transports ramèneront les New-Yorkais à une époque où ils avaient du mal à trouver un moyen de transport, en particulier pour les communautés de couleur et dans les quartiers périphériques", a déclaré Joseph Okpaku, vice-président des politiques publiques de Lyft, dans un communiqué. "Nous ne cesserons jamais de travailler pour que les New-Yorkais aient accès à des transports fiables et abordables dans chaque quartier."

Uber a également été récemment dans le viseur de New York, lorsque le New York Unemployment Insurance Board a décidé qu'Uber doit fournir des indemnités de licenciement à ses chauffeurs, les rangeant effectivement dans la catégorie des employés au lieu de la classification préférée par Uber d'"entrepreneurs indépendants".

Dans un communiqué, le groupe de pression local Tech:NYC, affilié à Uber, a qualifié la mesure de "retour en arrière", affirmant que la réduction de l'offre de VTC ne fera pas baisser la demande, ce qui entraînera une hausse des prix et des attentes plus longues pour les citoyens.

"Nul doute que le conseil municipal a de bonnes intentions avec cette loi, mais la vérité est que c'est une solution malavisée qui créera plus de problèmes que d'avantages sociaux", dit le groupe dans son communiqué.

"Le gel de 12 mois de la ville imposé sur les nouvelles licences menacera l'une des rares options de transport fiables tout en ne faisant rien pour réparer le métro ou réduire les bouchons", a déclaré un porte-parole d'Uber. "Nous prenons le président au mot sur le gel des licences qui n'a pas pour but de réduire les services aux New-Yorkais et nous comptons sur lui pour tenir le TLC [Taxi and Limousine commission] pour responsable, en veillant à ce qu'aucun New-Yorkais ne soit laissé en plan. En parallèle, Uber fera tout ce qu'il faut pour répondre à la hausse de demande et nous n'arrêterons pas de travailler avec les pouvoirs publics, y compris le président Johnson, pour adopter de vraies solutions comme une tarification globale pour les embouteillages."

Version originale: Sean Wolfe/Business Insider

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