Emmanuel Macron entouré des 18 premiers chercheurs lauréats de son appel "Make our planet great again", le 11 décembre 2017, à StationF (Paris). REUTERS/Philippe Wojazer

Emmanuel Macron a dévoilé hier soir, lundi 11 décembre, le nom des 18 premiers chercheurs lauréats de son appel "Make our planet great again" lancé en juin dernier à destination des chercheurs étrangers pour venir travailler en France sur les enjeux du changement climatique.

Le président français avait pris cette initiative en réponse à la décision de Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l'Accord de Paris sur le climat. Parmi les 18 premiers lauréats, on compte d'ailleurs 13 Américains.

Depuis le campus de startups parisien Station F, le chef d'Etat français a déclaré ceci: 

"Vous allez maintenant venir vous installer, développer des projets, fertiliser la recherche française, européenne avec vos projets, parce qu'on a décidé de vous donner des moyens encore démultipliés et de reconnaître pleinement ce que vous êtes en train de faire."

Il a poursuivi son discours devant les scientifiques, investisseurs et entrepreneurs en disant ceci:

"Mois après mois, année après année, faites tout pour qu'on gagne cette bataille contre le réchauffement climatique et pour que nous changions ainsi profondément le visage de la France pour en faire le pays leader dans cette bataille."

Les 18 premiers chercheurs qui viendront travailler en France — une seconde vague de sélection aura lieu à la mi-janvier — sont sept femmes et onze hommes de six pays différents qui "ont été sélectionnés sur la base de leur projet afin qu'il soit en adéquation avec ceux déjà menés en France, mais aussi sur leur personnalité", explique l'Élysée, cité par France 24, qui affirme avoir reçu 1822 candidatures en vue d'un séjour de recherche de courte ou longue durée, d'un doctorat ou d'un post-doctorat.

Les 18 premiers lauréats font partie de ceux qui resteront pour des programmes de recherche d'au moins trois ans dans des instituts français. Ils bénéficieront ainsi de fonds compris entre 1 et 1,5 million d'euros.

Découvrez les 18 premiers chercheurs étrangers qui ont sélectionnés dans le cadre de l'initiative "Make our planet great again" (par ordre alphabétique). 

1. Pr Venkatramani Balaji, Université de Princeton (Etats-Unis) — Il va travailler sur l'amélioration de la prise en compte des nuages dans la modélisation climatique au laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE) à Saclay. 

Venkatramani Balaji. Princeton University

2. Dr Frédéric Bouchard, Institut national de la recherche scientifique (Canada) — Le chercheur francophone a proposé un projet sur la dynamique du permafrost (le sol gelé en permanence) et des gaz à effets de serre en Sibérie au laboratoire géosciences Paris-Sud à Saclay.

Frédéric Bouchard. http://geocryolab.ca/

3. Pr Julien Boucharel, Université de Hawaï (Etats-Unis) — Il travaillera sur le lien entre l'activité des cyclones et la dynamique océanique au Laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS) à Toulouse.

Julien Boucharel. http://www.ccrc.unsw.edu.au

4. Pr Christopher Cantrell, University of Colorado Boulder (Etats-Unis) — Il s'intéressera aux impacts climatique et sanitaire à grande échelle de la pollution urbaine au Laboratoire interuniversitaire des systèmes atmosphériques à Créteil.

Christopher Cantrell. Chris Cantrell

5. Pr Joost de Gouw, University of Colorado Boulder (Etats-Unis) — Il étudiera l'analyse des composés volatils organiques et de leurs effets sur le climat à l'IrceLyon, à Lyon.

Joost de Gouw. Joost de Gouw

6. Pr Louis Derry, Cornell University (Etats-Unis) — Son projet porte sur la compréhension de la zone critique face au changement climatique. Il sera intégré à l'Institut de physique du globe de Paris

Louis A. Derry. Louis A. Derry

7. Dr Barbara Ervens, NOAA Boulder (Etats-Unis) — Son projet de recherche porte sur la modélisation des processus biologiques dans les nuages. Il sera développé à l'Institut de Chimie de Clermont-Ferrand.

Barbara Ervens. B. Ervens

8. Dr Giuliano Giambastiani, INRS (Italie) — Son projet porte sur le développement de catalyseurs durables pour les énergies renouvelables. Il sera développé à l'Institut de chimie et procédés pour l'énergie, l'environnement et la santé, à Strasbourg.

Giuliano Giambastiani avec Emmanuel Macron. Giuliano Giambastiani

9. Pr Alessandra Giannini, Columbia University (Etats-Unis) — Elle va travailler sur l'amélioration de la prévision des pluies en zone tropicale, au Laboratoire de météorologie dynamique à Paris.

Alessandra Giannini. https://iri.columbia.edu

10. Dr Virginie Guemas, Supercomputing center (Espagne) — Elle travaillera sur le développement d'un modèle de paramétrisation des flux de chaleur pour l'interface glace-atmosphère aux pôles, au Centre national de recherches météorologiques, à Toulouse. 

Virginie Guemas. https://www.umr-cnrm.fr

11. Dr Lorie Hamelin, Institute of Soil Science and Plant Cultivation (Pologne) — Son projet porte sur le développement de la biomasse et la gestion circulaire du carbone associé. Elle le mènera au laboratoire d'ingénierie des systèmes biologiques et des procédés à Toulouse.

Lorie Hamelin. Twitter/Lorie Hamelin

12. Pr Thomas Lauvaux, PennState (États-Unis) — Il travaillera sur la quantification des gaz à effet de serre d'origine urbaine au laboratoire des sciences du climat et de l’environnement à Saclay. 

Thomas Lauvaux. https://www.ems.psu.edu

13. Pr Camille Parmesan, University of Texas à Austin (Etats-Unis) — Son projet porte sur l'impact du changement climatique sur les espèces à la Station d’écologie théorique et expérimentale à Moulis.

Camille Parmesan. YouTube/Rich Boden

14. Dr Delphine Renard, University of California Santa Barbara (États-Unis) — Son projet consiste à utiliser l'agrobiodiversité pour sécuriser une fourniture stable de nourriture en contexte de variabilité climatique. Elle intégrera le Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive à Montpellier.

Delphine Renard. D. Renard

15. Dr Benjamin Sanderson, NCAR Boulder (Etats-Unis) — Son projet porte sur les risques et incertitudes liés au changement climatique au Laboratoire Climat, environnement, couplage et incertitudes à Toulouse.

Benjamin Sanderson. http://www.cgd.ucar.edu/

16. Dr Philip Schulz, National Renewable Energy Laboratory (Etats-Unis) — Il travaillera sur les matériaux et interfaces hybrides pour le photovoltaïque à l'Institut  de recherche et développement sur l'énergie photovoltaïque à Paris.

Philip Schulz en haut à droite. NREL

17. Dr Nuria Teixido, Université de Stanford (Etats-Unis) — Elle travaillera sur la compréhension des évolutions des écosystèmes marins au sein du laboratoire d'océanographie de Villefranche-sur-mer.

Nuria Teixido. Twitter/Nuria Teixido

18. Dr Vincent Vadez, CGIAR (Inde) — Son projet porte sur l'amélioration de semences pour les régions arides et les climats du futur. Il travaillera au sein du laboratoire Diversité-adaptation-développement à Montpellier. 

Vincent Vadez. Vimeo/phenospex

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