Un membre du parti d'extrême gauche Parti de Gauche recouvre une affiche du candidat du Parti socialiste Benoît Hamon à Nice, le 12 avril 2017. REUTERS/Eric Gaillard

A neuf jours du premier de l'élection présidentielle de 2017, les sondages placent quatre candidats en tête des intentions de vote: François Fillon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon (ici présentés par ordre alphabétique). C'est notamment le cas des dernières études Elabe pour Les EchosIpsos pour Le Monde ou encore Ifop pour Paris Match.

Un candidat brille par son absence dans ce peloton de tête: Benoît Hamon, en compétition pour le Parti socialiste.

Même si les sondages ne présagent en rien de l'issue du scrutin — la preuve par les primaires —, ils donnent bien des raisons de s'inquiéter au Parti socialiste, depuis que Benoît Hamon a glissé sous la barre des 10%.

L'une d'elles est économique: si le candidat socialiste continue de chuter, sa campagne infructueuse pourrait accuser d'importantes pertes financières. 

En effet, le remboursement des frais de campagne pour les candidats présents au premier tour est suspendu à leur score au premier — et, le cas échéant, au second — tour de l'élection présidentielle:

  • Il s’élève au maximum, pour ceux ayant recueilli plus de 5% des voix, à un peu plus de 8 millions d'euros en 2017.
  • En revanche, pour les candidats ayant obtenu moins de 5% des suffrages exprimés, il s'élève au maximum à 800.423 euros.
  • Enfin, pour les candidats présents au second tour, il s’élève à 47,5% du plafond des dépenses du second tour, soit 10.691.775 euros en 2017.

Or, selon L'Express, qui cite une élue du PS, la campagne de Benoît Hamon a coûté 14 millions d'euros à date. Le plafond autorisé des dépenses de campagnes est de 16,851 millions d’euros

La campagne de Benoît Hamon a, toutefois, une raison d'espérer rentrer, à peu près, dans ses frais.

Selon Yves-Marie Cann, directeur des études politiques d'Elabe, les électeurs indécis sont "extrêmement nombreux à gauche et en particulier chez Benoît Hamon (44 %)", rapporte le quotidien Les Echos.

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