Arthur Sadoun, PDG de Publicis et son prédécesseur Maurice Levy. Arthur Delloye/Publicis Groupe

Le groupe français Publicis a fait état ce jeudi 20 juillet 2017 d'un chiffre d'affaires au deuxième trimestre en hausse légère mais inattendue, grâce à des nouveaux contrats signés en Amérique du Nord, son principal marché. 

Sur la période d' avril à juin 2017, le chiffre d'affaires du numéro trois mondial de la publicité a atteint 2,52 milliards d'euros, en hausse de 0,8% à données comparables, alors que début 2017, il était en baisse de 1,2%.

Ce chiffre d'affaires a aussi pris à contrepied les analystes, qui tablaient sur des ventes de 2,5 milliards, en baisse de 0,3%, selon un consensus compilé par Inquiry Financial.

Cette progression modeste mais inattendue a été bien accueillie par les investisseurs. A l'ouverture de la bourse de Paris, le titre Publicis a gagné 4,87% à 66,09 euros. Vers 9h20 (heure française), l'action est redescendue mais est toujours en hausse de 2,79% à 65,67 euros.

Le titre Publicis jeudi 20 juillet 2017 vers 9h20 (heure française) à la bourse de Paris. Investing.com

Malgré la faiblesse persistante des ventes, Publicis a réussi à améliorer sa marge de 20 points de base au premier semestre à 13,2%. Selon le nouveau président du directoire Arthur Sadoun, qui a succédé à Maurice Lévy le 1er juin, c'est la preuve que les changements mis en oeuvre par son prédécesseur Maurice Lévy au cours des 18 derniers mois commencent à payer. 

"On ne va pas changer la stratégie", a-t-il affirmé lors de sa première présentation des résultats de Publicis.

Publicis a entrepris une restructuration en profondeur pour tenter de faire travailler ensemble la myriade de structures empilées au travers de ses multiples acquisitions.

Le numéro trois mondial de la publicité a fait le choix de la technologie et du conseil, là où ses rivaux se sont spécialisés dans l'achat programmatique — comme WPP — ou les contenus — comme Havas.

Le groupe de publicité français est néanmoins confronté à des pertes de gros budgets, en particulier aux Etats-Unis, et est à la traîne de ses grands concurrents américain et britannique depuis 2014 et son mariage raté avec Omnicom.

Comme ses confrères, il doit aussi faire face à la concurrence nouvelle de Facebook et Google et face à des clients de plus en plus regardants sur les coûts.

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