Les prix des énergies renouvelables sont en train de baisser dans le monde entier. 

Depuis plusieurs années, les progrès technologiques, le soutien des gouvernements et le développement des investissements font baisser les coûts.

Dans beaucoup d'endroits, il est déjà moins cher d'intégrer une nouvelle source d'énergie renouvelable au réseau électrique que d'ajouter une nouvelle source d'énergie fossile. Selon un nouveau rapport des Nations unies, d'ici dix ans, les énergies renouvelables seront dans l'ensemble moins coûteuses que les énergies fossiles. 

Mais cela ne veut pas dire que les énergies renouvelables constituent désormais une solution inéluctable.

Dans beaucoup de pays "en développement", selon l'appellation des Nations Unies, les gouvernements se soucient surtout de fournir de l'énergie au plus grand nombre de personnes et le plus rapidement possible afin d'améliorer la qualité de vie et d'inciter la croissance. 

Pour beaucoup de pays, cela revient à construire des infrastructures et à brûler des hydrocarbures et non à développer des réseaux d'énergie renouvelable complexes et encore parfois coûteux. C'est le cas de l'Inde et de nombreux pays africains. Ces derniers luttent pour subvenir rapidement aux besoins croissants de leurs populations. 

Parmi les pays plus riches qui possèdent déjà des réseaux énergétiques depuis un moment, les Nations Unies anticipent différents scénarios. L'Europe et l'Australie ont la volonté politique et les ressources nécessaires pour développer de vrais réseaux d'énergie renouvelable, selon le rapport des Nations Unies. Mais d'autres, dont le Japon et les Etats-Unis, sont plus réticents. 

Le problème principal du Japon est l'espace nécessaire pour développer des réseaux d'énergie renouvelable. En effet, il faut bien plus d'espace pour installer une ferme éolienne ou une centrale solaire (sans oublier les centres de stockage nécessaires pour les jours où il n'y aurait pas de vent et de soleil) que pour une usine de combustion.

Mais un autre problème encore plus grand est que l'industrie énergétique traditionnelle ne soutiendra probablement pas cette transition et il sera difficile de la faire changer d'avis.

Contrairement au Japon, les Etats-Unis n'ont pas de problème d'espace.

En revanche, ils sont confrontés au même deuxième problème. Bien que beaucoup de compagnies pétrolières aux Etats-Unis reconnaissent le défi que représente le réchauffement climatique, ce n'est pas le cas du parti politique actuellement au pouvoir. Un cas presque unique parmi les partis politiques les plus importants dans le monde. Alors que le président Donald Trump cherche à démanteler les mesures en faveur des énergies vertes et que le chef de l'Agence pour la protection de l'environnement doute du changement climatique, davantage d'actions en faveur des énergies renouvelables semblent peu probables.

La Chine constitue peut-être le cas le plus intéressant.

Comme l'Inde et les régions en croissance en Afrique, elle abrite une population importante dont la production économique croît rapidement. Et les Etats-Unis ont autrefois mis la pression sur le gouvernement chinois pour agir sur les problématiques climatiques.

Mais aujourd'hui, la superpuissance émergente semble afficher une volonté politique pour développer un réseau électrique plus propre et même pour mettre la pression sur les Etats-Unis pour qu'ils en fassent de même. En Chine, un système énergétique véritablement basé sur les énergies renouvelables semble au moins possible. 

Version originale: Rafi Letzter/Business Insider

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