Une employée Renault travaille sur la nouvelle Alpine A110 à Dieppe, le 14 décembre 2017. REUTERS/Charles Platiau

L'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a annoncé mercredi la création d'un fonds de capital-risque qui prévoit d'investir jusqu'à un milliard de dollars (838 millions d'euros) sur cinq ans.

Il s'agit de la dernière illustration en date de la volonté des constructeurs automobiles de se doter de fonds liés à l'innovation alors que l'automobile est devenue le nouveau terrain de jeu de la tech.

Dans un communiqué, les trois groupes estiment que ce fonds sera la plus important du genre dans le secteur automobile jusqu'à 2022.

Le fonds prévoit d'investir 200 millions d'euros au cours de sa première année d'existence, notamment en prenant des participations dans des startups avancées, notamment dans les segments des voitures électriques, les systèmes de conduite autonome et les taxis robotisés.

Pour Renault-Nissan-Mitsubishi c'est une faon de s'adapter et de se préparer aux changements rapides des habitudes de consommation qui façonnent une nouvelle industrie automobile.

Ce modèle traditionnel, qui reposait sur la détention privée de véhicules, est désormais menacée par les nouvelles habitudes de consommation et l'irruption de services de mobilité comme les véhicules en libre-service, les services de VTC de type Uber ou les plateformes de covoiturage et de location de véhicules entre particuliers.

A ces nouveaux défis, viennent s'ajouter ceux de la voiture électrique et de la voiture connectée.

Le fonds, officialisé par Carlos Ghosn, le patron de l'alliance, à l'occasion du salon des technologies CES de Las Vegas, sera financé à hauteur de 40% par Renault, de 40% par Nissan et de 20% par Mitsubishi.

L'investissement initial de 200 millions vient se rajouter au total de plus de 8,5 milliards d'euros que les trois membres de l'alliance consacrent ensemble par an aux investissements dans le recherche et développement.

Il a ajouté prévoir pour l'alliance des investissements de plus de 50 milliards de dollars sur les six prochaines années, disant qu'elle allait lancer plus de 40 modèles avec des degrés variés, selon les pays, de conduite autonome.

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