Marche pour le climat du 29 avril 2017 aux Etats-Unis. Wikimedia Commons/Edward Kimmel

Le "One planet summit", une rencontre sur le climat co-organisée par la Banque mondiale, l'Onu et la France, s'ouvre demain à Paris, deux ans jour pour jour après la signature de l'Accord de Paris sur le climat. 

Les Etats-Unis, qui ont décidé de se retirer de cet accord via l'impulsion de leur président, seront représentés par l'ambassade américaine à Paris et des représentants de fondations, villes et Etats américains. Mais Donald Trump ne fera pas le déplacement. 

Ce lundi 11 décembre 2017, Laurent Fabius, président du conseil constitutionnel mais également haut-référent d'Onu environnement, a rappelé sur les ondes de France Inter que la décision de Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l'Accord de Paris avait en premier lieu des conséquences d'ordre financier. 

Soulignant que le financement public de l'Accord de Paris "n'est pas encore au rendez-vous", il a expliqué ceci:

"Les Américains s'étaient engagés à verser un certain nombre de sommes publics pour les pays pauvres, notamment ce qu'on appelle le fonds vert. Et le président Trump a décidé de ne pas verser ces sommes, donc il faudra bien les compenser."

Dans le cadre de l'Accord de Paris, les Etats-Unis — le deuxième plus gros pollueur de la planète avec 15% des émissions mondiales (responsables en grande partie du réchauffement climatique) derrière la Chine (29%) — avaient promis une contribution de 3 milliards de dollars par an au fonds vert, doté d'une enveloppe de 100 milliards de dollars par an et destiné aux pays les plus pauvres, avait précisé le chercheur de l'IRIS Bastien Alex.

Ce fonds est censé aider ces pays à financer leur transition écologique et à s'adapter aux changements causés par le changement climatique.

Les sommes promises par les Etats-Unis, mais qui ne seront finalement pas versées, devront être compensées par d'autres sources de financement ou par l'augmentation des contributions des autres pays, avait estimé le chercheur de l'IRIS, responsable du programme climat, énergie et sécurité. 

Lors de son interview avec la journaliste Léa Salamé ce matin, Laurent Fabius a par ailleurs estimé que la décision de Donald Trump de retirer son pays de cet accord international sur le climat était "redoutable", car un certain nombre de pays qui l'ont signé "se disent aujourd'hui 'pourquoi aller de l'avant si le plus grand pays au monde lui-même freine des quatre fers'".

Ainsi, le politique français a ajouté que "les 2 degrés, ce n'est pas foutu, mais le juge de paix c'est entre aujourd’hui et 2020".

La décision de Donald Trump de se retirer de l'accord de Paris sur le climat avait été vivement critiquée au niveau international mais aussi au niveau national par les dirigeants de la tech par exemple.

C'est le seul pays avec la Syrie de Bachar el-Assad à ne pas être dans l'Accord de Paris. Mais le retrait des Etats-Unis ne sera effectif qu'en novembre 2020.

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Cette scientifique qui veut construire une ferme de la taille de l'Egypte vient d'obtenir un prix de 3M$ parrainé par Mark Zuckerberg et Sergey Brin

VIDEO: Voici à quoi ressembleront la livraison et le transport en voiture autonome selon Renault