Margrethe Vestager à la conférence TED 2017. YouTube/TED

Le président français Emmanuel Macron souhaiterait que l'actuelle commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager, devienne la prochaine présidente de la Commission européenne en 2019, révèle ce mardi 14 novembre Politico Europe, citant trois sources au sein du Parlement européen.

Margrethe Vestager, illustre pour ses décisions concernant l'optimisation fiscale agressive et les abus de position dominante des géants de la tech en Europe, succèderait alors à Jean-Claude Juncker, qui a annoncé l'an dernier qu'il ne briguerait pas de second mandat.

Avant de prendre ses fonctions européennes en 2014, ce dernier était Premier ministre du Luxembourg de 1995 à 2013. Or, en 2016, l'enquête internationale dite des "Lux Leaks" avait révélé que ce pays européen avait passé des accords avec des multinationales représentant des milliards d'euros de recettes fiscales perdues.

Une des sources de Politico affirme que "Macron en a informé quelques personnes, dont Joseph Daul", le président du Parti populaire européen. Son soutien serait précieux pour que la nomination de Margrethe Vestager, qui a été Première ministre du Danemark, soit approuvée.

Le président de la Commission européenne, nommé par les dirigeants nationaux avec l'approbation du Parlement européen pour une durée de cinq ans, détermine le calendrier politique de la Commission. C'est "la position la plus puissante de l'Union européenne".

Si Emmanuel Macron et Margrethe Vestager ont en commun un combat pour plus d'équité fiscale en Europe, la candidature de la commissaire européenne pourrait précisément échouer en raison de cela, rejetée par les pays européens qui s'opposent à une nouvelle taxation des géants du net domiciliés chez eux.

Politico rappelle aussi que deux Français seraient tentés par ce poste: le commissaire européen aux affaires économiques, Pierre Moscovici, et Michel Barnier, qui négocie actuellement les conditions de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (Brexit).

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Les lanceurs d'alerte risquent la prison en Europe — mais Bruxelles a intérêt à ce qu'ils continuent leurs révélations