Des robots Pepper en train d'être programmés à la conférence mondiale de Robots à Beijing, le 22 août 2017. REUTERS/Thomas Peter

Le marché des robo-advisors est actuellement estimé à 200 milliards de dollars, mais pourrait atteindre 2200 milliards de dollars à l'horizon 2020, autrement dit, dans à peine trois ans, selon une étude menée par le cabinet A.T. Kearney, 

Mais les résultats d'un sondage présenté ce jeudi 7 septembre par le cabinet Deloitte montre que les Français ne seront peut-être pas prêts aussi tôt.

Selon la 7e édition de son étude sur les relations entre les banques et les clients, 57% des personnes interrogées aimeraient que leur conseiller possède plus de compétences techniques.

"Avec en moyenne, 250 produits bancaires, la technicité est un véritable enjeu", a souligné Baudoin Choppin de Janvry, directeur conseil bancaire chez Deloitte, lors de la présentation de l'étude.

Mais plus de technicité ne veut pas forcément dire avoir recours à l'aide de robots.

Alors que les algorithmes sont aujourd'hui un peu partout, l'étude de Deloitte révèle que les Français ne sont pas prêts à laisser leur conseiller bancaire se faire accompagner par un robo-advisor (conseiller-robot) pour gérer leur épargne.

Un robo-advisor donne des conseils en gestion de patrimoine automatisé, en se basant sur des algorithmes et le big data. 

D'après les résultats de l'enquête du cabinet d'audit et de conseil, seuls 6% des personnes sondées accepteraient certainement que leur conseiller bancaire habituel utilise un robo-advisor en complément de ses propres avis et recommendations pour les aider dans le gestion de leur argent.

37% ont répondu "oui, probablement", 38% "non, probablement pas" et 19% "non, certainement pas".

Par ailleurs, pour que ces robo-advisors puissent fonctionner au mieux et proposer des produits et services mieux adaptés à leurs besoins, les clients devraient partager des informations personnelles avec leur banque. 

Mais selon l'enquête de Deloitte, même si 62% des personnes interrogés se disent prêts à accepter de le faire, la tendance est à la baisse par rapport aux années précédentes. L'an dernier, 65% des sondés avaient répondu oui, 69% en 2015 et encore 76% en 2013.

Pour l'étude Deloitte, réalisée en juin 2017, 3304 clients particuliers de banques françaises — de tous types (classiques, mutualistes, en ligne et la seule banque publique en France qui est la Banque Postale) — ont été interrogés en ligne.

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