Paris testera des taxis sur la Seine en septembre mais on ne verra pas l'ampleur de cette technologie — voici pourquoi

Un prototype Sea Bubbles sur la Seine en juin 2017. YouTube/France Bleu

Nous sommes encore loin d'une commande publique ou d'un accord de la municipalité pour l'exploitation du fleuve, mais le projet de taxis sur la Seine avance.

L'entreprise Sea Bubbles va effectuer des tests et démonstrations de sa navette électrique du 20 au 30 septembre prochain à Paris, a-t-on appris.

Cette "bulle volante" ne fait "ni bruit, ni vague" selon ses fondateurs Alain Thébault, skipper de l’Hydroptère, et Anders Bringal, champion de windsurf suédois.

Ce bateau équipé de foils — des sortes de patins lui permettant de s'élever au-dessus de la surface de 50 cm et de limiter les remous — est doté de moteurs électriques pour la propulsion.

Pourtant, les Parisiens et touristes qui seront présents fin septembre ne verront pas l'étendue de ses capacités en raison de la réglementation en vigueur.

Cette dernière stipule que la vitesse est limitée sur la Seine à 18 km/h et même à 12 km/h selon les endroits. Les navettes de Bercy — qui emmènent le ministre de l'Economie jusqu'à l'Assemblée Nationale par exemple — sont soumises aux mêmes règles.

Problème: la bulle "volante" de Sea Bubbles a été imaginée pour transporter des passagers à une allure comprise entre 40 et 50 km/h afin d'être une réelle alternative à la voiture. 

La réglementation en vigueur à Paris est donc un vrai challenge technique pour la startup.

"Ces règles sont faites pour des bateaux qui poussent l'eau et font des vagues. Mais avec Sea Bubbles, on se coupe de l'eau, explique Alain Thébault à Business Insider France. C’est très compliqué de faire voler un objet lentement. C’est comme essayer de vous limiter à 3-4 km/h avec un super vélo. A Paris, on est sur la limite basse. La stabilité devient un défi."

Par fidélité envers Anne Hidalgo — qui a rapidement manifesté son intérêt pour le projet — et pour bénéficier d'une vitrine médiatique, Sea Bubbles a maintenu Paris comme la première ville pour ses tests grandeur nature, en dehors de la Ciotat près de Marseille.

Mais c'est bien à Venise, Monaco, Dubai et aux Etats-Unis — où le road show va se poursuivre — que les curieux pourront voir l'étendue des capacités de navigation du taxi à une vitesse plus élevée.

Un prototype avait déjà été mis à l'eau en juin dernier à l'occasion du salon VivaTech lors duquel Sea Bubbles a annoncé au marché son intention de lever 100 millions d'euros pour industrialiser la fabrication et répondre aux nombreuses sollicitations internationales selon l'entreprise.

L’objectif est d’installer les Sea Bubbles et ses docks dans 40 à 50 villes dans le monde d’ici 2024.

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  1. jean-jacques

    La réglementation "dispose"

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