REUTERS/Benoit Tessier

Après 24 jours de grève en deux mois, et alors qu'une 13e phase d'arrêt de travail de deux jours est prévue ce weekend 2 et 3 juin, le coût du mouvement social à la SNCF est estimé désormais à 400 millions d'euros, selon les informations du journal Le Monde

400 millions d'euros, c'est 0,73% de l'abyssale dette de la SNCF qui culmine à 55 milliards. Une goutte d'eau, mais cela représente quand même plus d'un quart de la charge annuelle de cette même dette, objet de toutes les attentions pour mener à bien la réforme ferroviaire.

400 millions d'euros, c'est aussi l'équivalent d'un tiers du bénéfice net 2017 du groupe SNCF ou le prix de 13 nouvelles rames de TGV. C'est aussi le montant des économies attendues grâce la réforme des APL ou encore le budget du club de foot de la Juventus de Turin.

Mais cela reste plus faible que l'estimation avancée par le patron de la SNCF en avril dernier. Guillaume Pépy annonçait un manque à gagner de 20 millions d'euros par jour de grève, comprenant les pertes de recettes, les gestes commerciaux, les transports de substitution... ce qui aurait dû faire gonfler la facture jusqu'à 520 millions d'euros.

Cet écart s'explique par la baisse de la mobilisation qui permet de faire circuler plus de trains pendant les jours de grève. Le 3 avril, seuls 2900 trains ont circulé contre 14.000 en moyenne un jour de semaine ordinaire, tandis que le 29 mai, ils étaient plus de 8500 trains en service, soit près de 3 fois plus.

D'où une révision à la baisse des coûts du conflit, du moins provisoirement, car le mouvement peine à trouver une sortie et le préavis court encore jusqu'au 28 juin. Côté législatif, une commission mixte paritaire est prévue le 14 juin entre députés et sénateurs pour acter — ou non — les amendements ajoutés par le Sénat à la loi "pour un nouveau pacte ferroviaire".

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