Julien Lemoine et Nicolas Dessaigne, fondateurs d'Algolia. Algolia

La startup franco-américaine Algolia, créée par Nicolas Dessaigne et Julien Lemoine, vient de lever 53 millions de dollars lors d'un second tour de table mené par le fonds anglo-saxon Accel, qui avait investi dans Facebook, Slack, Dropbox et Spotify....

Fondée en 2012, Algolia propose une interface aux entreprises pour qu'elles puissent intégrer un moteur de recherche sur leurs sites et applications.

La solution est capable de trouver en quelques millisecondes une réponse adéquate, grâce au traitement du langage par l'intelligence artificielle.

En ce sens, Algolia reproduit l'expérience de Google, qui a habitué les internautes à une recherche en ligne intuitive, pertinente et rapide.

LVMH — qui est en train de revoir tout son environnement numérique — Periscope, Twitch, Medium, Quiksilver et Fanatics font partie de ses 3000 clients.

Passée par Y Combinator, la startup est basée depuis deux ans aux Etats-Unis, à San Francisco, Atlanta et New York. Elle avait déjà levé à cette occasion 18 millions de dollars. L'Amérique du Nord représente en effet "près de 60% de son marché", confie Julien Lemoine à Business Insider France, sans préciser pour autant le chiffre d'affaires réalisé. 

Ce nouvel apport financier sera utilisé pour commencer son expansion internationale en Asie.

Mais pas seulement. Il doit aussi permettre d'avoir un temps d'avance technologique alors que l'entreprise n'est pas encore profitable. Car les débouchés attirent les convoitises.

"Le marché n'est pas dupe: il voit les montants levés, les clients; forcément on suscite des vocations", confie Julien Lemoine qui a rencontré Nicolas Dessaigne il y a 10 ans chez Thales. "On sait comment être profitable rapidement. Mais ce serait au détriment de pouvoir mettre des barrières à l'entrée à nos concurrents pour accélérer sur notre développement."

Aujourd'hui, les concurrents sont les ingénieurs des entreprises ciblées, persuadés de pouvoir développer en interne un moteur de recherche aussi performant. Pour Algolia, ça ne durera qu'un temps, l'avancée technologique fera la différence.

En revanche, la startup se prépare à affronter ceux de demain — les sociétés qui proposent déjà des services en ligne. A commencer par deux géants américains: Amazon et Google.

Le moteur de recherche d'Algolia. YouTube

A terme, Algolia se dirige vers la création d'interfaces conversationnelles à l'image des bots de Facebook Messenger ou des assistants personnels comme Alexa ou Google Voice. "C'est une grande tendance. Tout le monde s'organise. On est là pour aider nos clients avec les derniers outils les plus efficaces", explique Julien Lemoine.

La startup gère déjà 25 milliards de recherches sur plus de 8000 sites et applications mobiles chaque mois.

Elle compte passer de 115 à 175 salariés d'ici la fin de l'année avec l'objectif d'atteindre 1000 collaborateurs en 2020.

Le fonds SaaStr de Jason Lemkin, Jyoti Bansal (fondateur et président d'AppDynamics), Clark Valberg (cofondateur et CEO d'InVision) et Des Traynor (cofondateur et CSO d'Intercom) font partie des nouveaux investisseurs aux côtés des historiques Alven Capital, Point Nine Capital et Storm Ventures.

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