Nervous breakdown. YouTube

L'un des emblèmes de la fintech suisse, le groupe Centralway Numbrs, a annoncé la suppression de 50 emplois en raison de frais de personnel trop élevés, indique le site spécialisé Finews.

C'est un tiers des effectifs de la startup devenue en quatre ans une licorne selon les estimations.

Son application est disponible uniquement en Allemagne.

Si elle est passée relativement inaperçue, cette décision donne pourtant un aperçu de la nouvelle phase compliquée dans laquelle entre les startups de la fintech.

Interrogé dans le quotidien suisse Le Temps, Damir Bogdan, fondateur du cabinet Actvide — qui conseille des startups de la fintech en Suisse et dans la Silicon Valley — utilise un mot qui devrait rendre tous les employés des entreprises de la fintech nerveux: la restructuration.

"La restructuration actuelle est normale. Depuis 15 mois, nous sommes entrés à la phase de fintech 3.0, celle d’un partenariat lors du développement commun de nouvelles solutions. Beaucoup de fintechs ne vont pas survivre", conclut-il .

Le secteur est marqué par un marché est très atomisé et des ruptures technologiques moins importantes pour les investisseurs. 

Après des débuts fracassants — avec un afflux d'argent massif pour les startups — le secteur se régule. Il était déjà passé par une deuxième phase marquée par des partenariats entre les startups et les banques, en raison de leur réseau de clients, de leur marque et de leur licence bancaire.

Les startups qui vendent des services numériques dans la banque-finance représentent 11% des licornes mondiales, ces entreprises valorisées plus d'un milliard de dollars selon un rapport de CB Insights.

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