Greg Revenu, managing partner de Bryan Garnier & co. Bryan Garnier

En 2016, les startups européennes de la tech ont réussi à recueillir plus d'argent auprès des fonds privés que sur le marché boursier.

Elles ont levé 8,293 milliards d'euros auprès d'investisseurs (private equity, capital-risque) contre 6,723 milliards d'euros en Bourse, selon l'étude annuelle de la banque d'affaires Bryan Garnier & Co sur le financement et les perspectives du secteur des technologies.

Pour les fonds privés, le montant est stable sur un an. En revanche, pour la Bourse c'est une baisse importante de 37%.

Quatre entreprises françaises de la tech figurent parmi le dix premières levées de fonds auprès d'investisseurs privés en Europe, qu'ils soient américains (KKR, Towerbrook) ou français (Idinvest, Partech): OVH (250 millions d'euros), Sigfox (150 millions d'euros), Devialet (100 millions d'euros) et Deezer (100 millions d'euros).

Talend a de son côté fait son entrée au Nasdaq à New York en juillet 2016 (90 millions de dollars).

Pour effectuer la comparaison, la banque a choisi des tours de table supérieurs à 7,5 millions d'euros, soit 255 opérations pour les placements privés et 52 opérations en Bourse en 2016.

"C'est la première fois depuis longtemps que le marché privé dépasse la Bourse", a commenté Greg Revenu, managing partner, lors d'une conférence de presse ce mardi 14 février. Il explique: 

"C'est un montant significatif et une tendance qui montre que le marché privé est une vraie alternative. Et comme à côté il y a eu quelques opérations significatives sur le marché actions, on peut dire qu'il y a une vraie profondeur de financement de la tech en Europe pour des sociétés avec des profils de croissance".

Dans les deux à trois ans, la banque, qui a été l'un des conseils du fabricant d'enceintes connectées Devialet, estime que quatre à cinq startups françaises pourraient réaliser des tours de tables supérieurs à 100 millions d'euros.

Introduction au Nasdaq de l'entreprise française Talend,le 29 juillet 2016. Facebook/Talend

A la faveur de ces différents tours de table, et d'une croissance annuelle supérieure à 50%, ces startups atteignent des valorisations de 500 millions à 1 milliard d'euros.

Elles sont alors plus armées pour affronter une introduction en bourse assure Greg Revenu. "Quand elles iront sur le marché, elles auront une capitalisation suffisamment importante pour trouver des actionnaires européens très actifs sur les grosses opérations, habitués et rassurés par ce type de profils d'entreprises".

Car l'appel au marché boursier octroie des montants largement supérieurs.

Ainsi, la plus grosse opération en Europe auprès des fonds privés a été celle de l'Allemand Global Fashion Group pour 300 millions d'euros.

Sur le marché public, c'est l'entreprise danoise Nets qui arrive en tête. Elle a émis pour 2,120 milliards d'euros d'émissions d'actions pour son IPO. Soit 7 fois plus.

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