Theresa May offre aux citoyens européens le "settled status" ("statut de résident") au Royaume-Uni. Leon Neal/Getty

  • Les citoyens européens auront le "statut de résident" ("settled status") au Royaume-Uni. 
  • Ceux arrivés avant le 29 mars 2019 auront un statut "presque équivalent" à celui des citoyens anglais. 
  • La carte d'assurance santé EHIC sera maintenue après le Brexit.
  • May envisage de faciliter l'expulsion des criminels européens. 

Theresa May a énoncé ce lundi 26 juin 2017 ses plans pour permettre aux Européens de continuer à vivre au Royaume-Uni après le Brexit. 

La Première ministre a affirmé que tout ressortissant européen vivant au Royaume-Uni avant la sortie du pays de l'UE, se verra offrir le "settled status" (statut de résident) qui permettra d'y vivre et travailler tant que les expatriés britanniques jouissent des mêmes droits dans l'Union Européenne. 

Les ressortissants européens se verront offrir des droits "presque équivalents aux citoyens britanniques,"a révélé le secrétaire du Brexit David Davis durant l'émission de la BBC, Andrew Marr Show.

En revanche, après le Brexit, les ressortissants européens devront obligatoirement demander l'obtention d'une nouvelle carte d'identité pour prouver qu'ils ont le droit de rester au Royaume-Uni.

Selon ces plans, tout Européen arrivant au Royaume-Uni avant le 29 mars 2019 pourra:

  • Conserver le droit de vivre et travailler au Royaume Uni. 
  • Faire une demande de "statut de résident" ("settled status") au Royaume Uni.
  • Les citoyens européens se verront permettre une "période de grâce" pour régler leur statut après le Brexit.
  • Garder l'accès au soins de santé et les droits de retraite pour les citoyens européens et britanniques. 
  • Continuer à offrir aux citoyens britanniques accès à la carte d'Assurance Santé Européenne ("European Health Insurance Card").
  • Les citoyens européens ne pourront pas voter aux élections britanniques.
  • Les citoyens européens seront expulsés en cas de crimes mineurs.

Un document de 15 pages énoncera les positions et projets du gouvernement concernant la déportation des ressortissants européens qui commettent des crimes même légers au Royaume Uni.

Pourtant il n'est pas clair ce que ces plans impliquent, sachant que le Royaume Uni est déjà capable d'expulser les criminels européens de son sol. Dans son discours à une conférence du parti, la ministre de l'Intérieur, Amber Rudd, a aussi dit qu'il n'était pas nécessaire d'attendre le Brexit pour augmenter le nombre d'expulsions de criminels européens. 

Tout changement de loi devra également se conformer au Human Rights Act, qui déclare que le Royaume Uni doit prendre en considération la durée de résidence des criminels, leur âge et leur situation familiale avant de les expulser. 

May avait prévu de renoncer au Human Rights Act mais à abandonné ses plans. 

Elle a présenté l'essentiel de ses projets aux leaders européens à Bruxelles. Ses propositions ont reçues un accueil mitigé. La chancelière allemande Angela Merkel les a décrites comme un "bon départ" tandis que le Président du Conseil européen, Donald Tusk, a dit que ces propositions rendraient la situation des citoyens européens au Royaume Uni plus difficile encore. 

"L'offre du Royaume Uni est en deçà de nos espérances et risque d'aggraver la situation de nos citoyens," dit Tusk. 

Il est apparu vendredi dernier que May aurait "bloqué" une tentative de l'ancien premier ministre, David Cameron, de garantir unilatéralement les droits des ressortissants européens vivant au Royaume Uni après le Brexit.

Version originale: Adam Bienkov/Business Insider UK

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