L'équipe de l'Expédition 50 sur l'ISS: de gauche à droite, Thomas Pesquet (ESA), Shane Kimbrough et Peggy Whitson (NASA) au premier plan et au fond, Sergey Ryzhikov (gauche), Andrei Borisenko et Oleg Novitski de l'agence spatiale russe. Wikimedia Commons/NASA

Elon Musk envisage de coloniser la planète Mars d'ici 2022 avec son entreprise SpaceX.

Dans une interview accordée au magazine l'Equipe, Thomas Pesquet, rentré il y a trois mois d'une mission sur la Station spatiale internationale, affirme qu'on pourra aller sur la planète rouge dans "20 ans" et qu'il s'agit "d'une décision politique", plus que d'un obstacle technologique.

L'astronaute français de l'Agence spatiale européenne (ESA) a ainsi déclaré: 

"Je dis 20 ans. C'est une décision politique. La technologie se développe. La capsule Orion de la NASA peut clairement permettre d'aller plus loin dans l'espace. A l'Agence européenne, on s'est embarqués dans ce projet en nous concentrant sur la partie servitude (panneaux solaires, énergie, propulsion) alors qu'eux s'occupent plutôt de l'habitacle, des commandes..."

Thomas Pesquet ajoute que ce grand projet nécessite avant tout une collaboration au niveau international: 

"On est sur le même bateau, c'est déjà bien, mais il faudrait que tout le monde tire dans le même sens, que les Russes soient de la partie et pourquoi pas les Chinois un jour."

Thomas Pesquet a d'ailleurs indiqué que pour l'instant, "on parle d'envoyer des Européens dans la station chinoise qui commencera à être construite en 2019", lors d'une conférence devant l'Association des journalistes professionnels de l'aéronautique et de l'espace jeudi dernier.

Interrogé par le magazine L'Equipe sur les difficultés pour aller sur Mars, l'astronaute français a répondu que dans l'état actuel de la technologie, il faudrait 900 jours pour s'y rendre: "300 jours pour y aller et autant pour revenir" et 300 jours d'attente entre les deux et que le principal obstacle technologique à franchir, c'est la propulsion:

"Si on vole beaucoup plus vite, on n'a pas besoin de 900 jours, la mission est plus légère et moins chère. Nous ne disposons pas encore de cette technologie, mais elle est identifiée et des gens travaillent à son élaboration." 

Ecourter la durée du voyage vers Mars pourrait également permettre de régler en partie le problème lié aux radiations cosmiques. Une exposition prolongée aux radiations cosmiques peut endommager l'ADN et provoquer des cancers. Et une récente étude citée par Business Insider US montre que le risque de cancer sur Mars est deux fois plus élevé qu'on ne l'avait imaginé.

L'astronaute français âgé de 39 ans a enfin déclaré qu'il adorerait explorer Mars un jour et que "ça sera une aventure incroyable".

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