Jusqu'à 15% des entreprises européennes opérant au Royaume-Uni se prépareraient à sortir l'intégralité de leurs effectifs du pays après le Brexit, d'après une étude du groupe bancaire suisse UBS. 

La dernière enquête du UBS Evidence Lab, menée auprès de cadres de 1200 grandes entreprises de toute la zone euro, révèle que près de la moitié a prévu de déplacer la majorité des équipes britanniques en dehors du pays.

28% des sondés précisent qu'ils sortiront "une grande partie" de leur activité du Royaume-Uni ; pour 29% des sondés, il s'agit de déménager "une petite partie". 

Et ce sont les pays de la zone euro qui profiteront de ces projets de déménagement, selon l'étude.

L'enquête affirme:

"46% des entreprises interrogées lors de l'enquête disent que, si elle devaient réduire leur périmètre au Royaume-Uni et déplacer les effectifs ailleurs, ils iraient en zone euro; 32% des sondés ont cité des pays de l'Europe centrale et orientale et 29% choisiraient d'autres pays de l'UE (hors zone euro et Europe centrale)." 

L'enquête d'UBS est large et centrée sur les grandes entreprises, mais les craintes sur un déménagement d'effectifs et d'activités sont très répandues déjà dans le domaine des services financiers. C'est dû au fait qu'il repose lourdement sur l'illustre "passeport financier".

Ce passeport autorise les banques basées au Royaume-Uni à fournir des produits et services à des clients dans toute l'UE, mais dépend de l'appartenance au marché unique européen, que le Royaume-Uni va probablement perdre.

Une récente enquête menée auprès d'entreprises de la finance par Reuters montre qu'environ 10.000 employés quitteraient Londres dans le sillage du Brexit, tandis que de nombreuses banques ont déjà confirmé qu'elles décaleront leurs équipes vers d'autres pôles financiers européens comme Dublin, Francfort et Paris.

Version originale: Will Martin/Business Insider UK

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