La police à Orly Sud, le 18 mars 2017. REUTERS/Benoit Tessier

Un homme a été abattu samedi 18 mars au matin, vers 8h30, à l'aéroport d'Orly Sud, près de Paris, après avoir tenté de s'emparer de l'arme d'un militaire de l'opération Sentinelle en patrouille.

Cet incident n'a pas fait de blessés parmi les voyageurs présents à l'aéroport d'Orly.

Les deux terminaux ont été temporairement fermés et 3000 passagers évacués. 

Voici ce que l'on sait sur ce qui s'est passé à Orly

  • L'homme a tenté de s'emparer de l'arme d'une militaire de Sentinelle qui patrouillait avec deux autres militaires dans l'aérogare Orly Sud en la mettant à terre.
  • "Posez vos armes, mains sur la tête, je suis là pour mourir par Allah. De toute façon, il va y avoir des morts", a dit cet assaillant, selon les premiers témoignages des soldats pris pour cible, cités par le procureur de Paris, François Molins.
  • L'homme a été abattu par les deux autres aviateurs de la patrouille.
  • Il n'y a pas eu de blessés.
  • Tous les vols ont été suspendus.

Voici ce que l'on sait sur l'homme qui a été abattu:

  • L'homme abattu à Orly, identifié comme Ziyed Ben Belgacem, était connu des services de police et des services de renseignements, a indiqué le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux.
  • L'autopsie a révélé la présence dans son sang d'alcool (0,93g par litre), de cannabis et de cocaïne.
  • Il avait été repéré à Vitry plus tôt dans la matinée pour un car-jacking, selon Bruno Le Roux.
  • Avant d'arriver à Orly, il a fait l'objet d'un contrôle de police à Garges-les-Gonesse, samedi matin et avait ouvert le feu sur des policiers avec un pistolet à grenaille, blessant l'un d'eux. 
  • Selon une source judiciaire interrogée par Reuters, cet homme était notamment connu pour des délits de droit commun (vols aggravés et stupéfiants). 
  • Il a notamment été condamné en 2001 à cinq ans d'emprisonnement pour des faits de vol avec arme et, en 2009, à deux peines d'emprisonnement pour des faits de trafic de stupéfiants, l'une de cinq ans, l'autre de trois ans.
  • Il avait été repéré comme radicalisé lors d'un séjour en prison, en 2011-2012, et avait fait l'objet d'une perquisition administrative après les attentats de novembre 2015 à Paris et Saint-Denis. Cette perquisition n'avait rien donné.

La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête sur ces incidents.

Cet article est régulièrement mis à jour au gré de nouvelles informations.