Comme les équipementiers automobiles, le secteur du luxe s'affiche en fort repli, jeudi 4 octobre à la Bourse de Paris.

Les craintes récurrentes d'un ralentissement du marché chinois, l'un des principaux moteurs des ventes du secteur ces dernières années, expliqueraient cette chute.

Les analystes de Bryan Garnier tablent notamment sur un affaiblissement de la croissance du luxe lors des prochains trimestres.

"Les tensions commerciales actuelles entre les Etats-Unis et la Chine pourraient persister au cours des prochains mois, ce qui n'est à l'évidence pas une bonne nouvelle pour le secteur, pas à cause d'un impact direct sur les droits de douane ou les prix des marques de luxe mais à cause de l'impact négatif qu'elles auront probablement sur la situation macroéconomique en Chine et donc sur le comportement du consommateur chinois", expliquent les analystes de la banque d'affaires.

A la clôture du marché parisien, LVMH chute de 4,89%, à 287,95 euros. Kering dégringole de son côté de 5,36%, à 437,80 euros, tandis que L'Oréal perd 3,56% et Hermès 3,12%. 

Cours de l'action LVMH à la clôture de a Bourse de Paris, jeudi 4 octobre 2018. Investing

Bryan Garnier prévoit une croissance organique des ventes du secteur de 8% au deuxième semestre, puis de 6% en 2019, contre une progression de 10% enregistrée au premier semestre 2018.

Cette tendance à la baisse ne devrait toutefois pas remettre en cause les perspectives de long terme qui restent favorables, précise l'intermédiaire financier.

A Londres, le groupe de luxe Burberry a également dévissé de 5,67% ce jeudi.

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