Le Français Nicolas Bos, président de Van Cleef & Arpels. YouTube

Le Salon International de Haute Horlogerie (SIHH) s'est ouvert ce lundi à Genève. Réservé aux professionnels, c'est l'occasion pour les marques de présenter leurs nouvelles collections, alors que les exportations sont en baisse constante depuis 17 mois.

En novembre, cette chute a atteint 5,6% sur un an selon  la Fédération de l'industrie horlogère suisse.

La force du franc suisse explique en partie ce recul.

La montre connectée est également venue perturbée le marché l'an dernier, même si les ventes ont brutalement chuté en un an, passant de 5,6 millions à 2,7 millions de pièces entre le troisième trimestre 2015 et celui de 2016.

Pourtant, selon une étude de Deloitte sur l'industrie horlogère suisse, 21% des professionnels suisses considèrent encore la montre connectée comme une menace. Pas en valeur mais en volume.

Si TagHeur a lancé sa montre connectée, le joailler français Van Cleef & Arpels, filiale du groupe suisse Richemont, n'a jamais cru à l'implantation de la connectivité dans l'horlogerie haut de gamme depuis le lancement de l'Apple Watch en 2015.

La montre Lady Arpels Heures Filantes Complication Poétique de Van Cleef & Arpels. Facebook

Nicolas Bos, le président de la marque, ne voit "pas de passerelles entre ce que je perçois du monde connecté et ce que l’on fait. Je n’imagine pas que l’on mette de la connectique dans une complication poétique", explique-t-il au quotidien helvétique Le Temps.

De façon curieuse, le Français, diplômé de l'Essec, se projette d'avantage sur une utilisation concrète de la réalité virtuelle pour certains de ses produits.

"En revanche, une application de réalité virtuelle qui accompagne certaines de nos pièces pour visualiser des envols de papillons, ce n’est pas impossible.

La gamme des montres à complications poétiques a été lancée en 2005 par Van Cleef & Arpels. Elles adoptent des mouvements horlogers complexes comme les jours, les saisons, ou les constellations.

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