Le vélo vert fluo de Gobee.bike dans les rues de Lille. Gobee.bike/Alexis Leclercq Photographie

La startup Gobee.bike, réseau de vélos en libre-service et sans bornes, annonce ce lundi 9 octobre 2017 son lancement à Paris, quatre jours après Lille.

Cette arrivée intervient quelques semaines avant la présentation du nouveau Vélib qui sera mis en service au début de l'année 2018.

C'est la PME Smoovengo qui a remporté ce marché public de 700 millions d'euros au nez et à la barbe du géant JCDecaux, l'ancien détenteur.

Smoove — qui est présent dans 26 villes dans le monde — aura des vélos plus légers, plus sécurisés et une partie du parc sera électrique. Des travaux ont déjà débuté pour procéder au démontage des futures-anciennes stations Vélib au cours des six prochains mois, comme l'a repéré France 3 Ile-de-France

Sur ce marché parisien, emblématique des vélos en libre-service, Gobee.bike devient par nature un rival direct pour Smoove. Gobee.bike démarre avec seulement 500 vélos à Paris. Mais à moyen terme, l'entreprise compte monter à plusieurs milliers pour s'attaquer au marché des usagers occasionnels, touristes compris.

Ainsi, 2,5 millions de touristes étrangers auraient utilisé un vélib en 2013 selon JCDecaux — contre 300.000 abonnés annuels à 29 euros.

Pour attaquer ce marché, Gobee.bike compte sur une offre unique dans toutes les villes, et un prix attractif de 0,50 euros/30 minutes. Les premières informations sur le nouveau Vélib laissent augurer une augmentation du prix, jusqu'à 1 euro/15 minutes au-delà des 30 premières minutes.

Gobee.bike mise aussi sur la simplicité de la prise en main. Le vélo vert fluo n'est relié à aucune borne. Géolocalisé, vous pouvez le laisser dans les parkings à vélo mais aussi dans la rue, en bas de chez vous. Il s'agit du concept de free floating, 

Voici comment fonctionne Gobee.bike:

  • Via l'application mobile, vous pouvez localiser puis déverrouiller le vélo grâce à un QR code unique;
  • Il vous en coûtera 0,50 euro/30 minutes;
  • Une fois la location effectuée, vous pouvez laisser le deux-roues dans un parc à vélo ou dans la rue.

L'enjeu financier du vandalisme

Gobee.bike a déjà installé "plusieurs dizaines de milliers de vélos" à Hong-Kong, et "l'application y a été téléchargée plus de 200.000 fois", avance Raphaël Cohen, le fondateur français de cette startup basée à Hong Kong.

Un test grandeur nature qui lui a permis de comprendre les avantages du système mais aussi d'essuyer les plâtres. Lors des premières semaines, plusieurs vélos de Gobee.bike ont été endommagés à Hong Kong.

Le dirigeant le sait, la maintenance et le vol sont les principales barrières à la rentabilité d'un service facturé 0,50 euros par 30 minutes.

"On a désormais de l'expérience. C'est la dixième version du vélo, plus confortable, plus sécurisés (GPS, alarme). Il y aura toujours des vélos volés. L'objectif c'est de minimiser ces risques. Pour cela, on compte sur nos utilisateurs pour faire remonter les problèmes. Il y a une fonctionnalité sur l'application qui leur permet de nous faire part d'un problème rencontré et notre équipe de maintenance se déplacera le plus rapidement possible", détaille le dirigeant.

A Paris, un rapport de l'Inspection générale de la Ville de Paris notait que pour la seule année 2013, Vélib' aurait coûté 16 millions d'euros à la mairie, en raison notamment de coûts mésestimés du vandalisme.

Soutenue par trois grandes entreprises — Mobivia, Moventia et Indigo— Smoove promet de faire mieux, avec le dispositif dit "overflow", qui permet d’attacher un vélo à un autre, en cas de station pleine.

Voici comment fonctionne le concept de Smoove:

 

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