Prototype Google Car. Google

Quatre entreprises françaises de la tech figurent parmi le dix premières levées de fonds auprès d'investisseurs privés en Europe: OVH (250 millions d'euros), Sigfox (150 millions d'euros), Devialet (100 millions d'euros) et Deezer (100 millions d'euros).

Faut-il s'attendre aux mêmes réussites en 2017?

Pour tenter de se projeter, la banque d'affaires Bryan Garnier & Co, qui a été l'un des conseils du fabricant d'enceintes connectées Devialet, vient de réaliser son étude annuelle sur le financement et les perspectives dans le secteur des technologies.

Misant sur l'influence dans les prochains mois du marché boursier américain, avec l'IPO de Snap notamment, la banque se montre confiante. En tout cas, elle ne pense pas que des événements politiques, comme le Brexit ou l'élection présidentielle en France, puissent influer sur la dynamique des investissements en Europe.

"La tech est un secteur relativement préservé. Ce n'est pas une préoccupation car il n'y a pas de corrélation avec les échéances politiques contrairement à d'autres secteurs comme l'industrie, le commerce ou la santé", estime Greg Revenu, managing partner de la banque, interrogé sur ce sujet lors d'une conférence de presse ce mardi. 

Voici les 4 secteurs qui devraient être les plus dynamiques en 2017 selon Bryan Garnier & Co, classés par ordre alphabétique.

Automobile — Les constructeurs et les équipementiers doivent désormais composer avec les entreprises de la tech qui arrivent sur leur marché. Google, Uber, Apple et les startups deviennent des fournisseurs de solutions innovantes pour connecter les voitures à leur environnement ou à la 5G. Pour Bryan Garnier & Co, l'adoption par les clients de véhicules complètement autonomes n'interviendra pas avant 2030. La banque s'attend à d'autres rachats, partenariats et joint ventures qui vont tirer la croissance du marché.

Une voiture Uber à San Francisco. Uber.

Intelligence artificielle (IA) — L'amélioration des puissances de calculs la rend accessible aux grands groupes. Les traitements médicaux, la sécurité intérieure, la logistique, la gestion de parcs automobiles sont quelques-uns des prochains sujets de l'IA. Pour Bryan Garnier & Co, il y a peu d'entreprises indépendantes spécialisées. Au-delà des GAFA, d'IBM ou de Microsoft,  l'IA intéresse désormais aussi des entreprises du logiciel comme Oracle ou Salesforce.

Robot

Robot du laboratoire d'intelligence artificielle de l'Université de Zurich. Wikimedia Commons/Adrian Baer

Réalité augmentée — Le sujet va devenir plus important que la réalité virtuelle "qui a été un sujet brûlant l'an dernier chez Sony ou HTC", précise Dorian Terral de la banque d'investissement. Bryan Garnier mise sur Apple qui pourrait présenter en septembre prochain avec l'iPhone 7 une innovation de réalité augmentée "de la même ampleur que l'écran tactile". En Europe, les fabricants de capteurs 3D ST Microelectronics, AMS et Infineon sont bien placé pour saisir des opportunités.

HoloLens de Microsoft permet de voir des choses qui ne sont pas vraiment là. Microsoft

SaaS — L'édition de logiciels installés sur des serveurs distants plutôt que sur la machine de l'utilisateur est dominé par les groupes américains (Salesforce, SAP, etc.) avec peu d'acteurs européens. "Les fonds d'investissement ont découvert tardivement que le le logiciel coche toutes les cases de rentabilité, de revenus récurrents, de résilience", explique Thibaut de Smedt, partner chez Bryan Garnier. La banque pense que le marché va continuer de croître avec un écosystème qui évolue.

Chez Andela, une startup du Nigeria.

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