Le défi des marathons de Guli l'a mené à parcourir six continents différents. Colgate avec Mina Guli

 La coureuse Mina Guli a l'habitude d'entendre la phrase "tu ne peux pas". Après avoir subi un traumatisme au dos à l'âge de 22 ans, les médecins lui ont dit qu'elle ne pourrait plus jamais courir. Peu de temps après, Mina Guli a commencé à se préparer pour un Ironman. En 2016, elle a couru 40 marathons en sept semaines. Un an plus tard, elle a parcouru la même distance en seulement 40 jours. Chacune de ces activités l'a aidée à se préparer pour son plus grand défi à ce jour : tenter de courir 100 marathons en 100 jours.

En tant que DG de Thirst, une association mondiale à but non lucratif qui encourage les jeunes à utiliser l'eau de manière plus responsable, Mina Guli voulait un moyen original et percutant pour sensibiliser les gens à cette crise mondiale de l'eau. Ainsi, de novembre 2018 à février 2019, Mina Guli avait prévu de visiter des communautés en manque d'eau sur six continents, tout en parcourant 42 kilomètres par jour. Son voyage a commencé par le Marathon de New York pour la mener ensuite à travers le Royaume-Uni, la France, l'Italie, l'Ouzbékistan, l'Inde, la Chine, Hong Kong, Dubaï, la Jordanie, la Palestine, Israël, l'Australie et l'Afrique du Sud.

Mina Guli qui court à Hong Kong. Philip Fong/AFP/Getty Images

Quand elle terminait un marathon en Afrique du Sud, à peu près vers la deuxième moitié du parcours, Mina Guli a éprouvé une douleur terrible et son équipe d'experts médicaux a dû l'emmener jusqu'à la voiture. Le lendemain, elle s'est assise sur un fauteuil roulant pendant qu'un médecin lui disait qu'elle ne pourrait plus courir. Son fémur était tellement fracturé que la moindre pression pouvait le casser. Alors, au lieu de continuer à courir, elle a commencé à parcourir les endroits où elle avait prévu de courir, tout en acceptant des "généreuses donations" des membres de son équipe. Elle a franchi la ligne d'arrivée finale sur des béquilles, le 11 février au Central Park de New York.

Mina Guli a essayé de consommer 3000 calories par jour, mais finissait toujours par perdre du poids.

En tant que "mauvaise athlète" autoproclamée, Mina Guli savait qu'elle devait être particulièrement forte pour se lancer dans les 100 marathons en autant de jours. Pour relever le défi, elle s'est penchée sur un entraînement de courses quotidiennes, de natation et d'entraînement croisé. Elle s'est également fixé comme objectif de prendre du poids supplémentaire.

Même avec une équipe qui enregistrait sa consommation de nourriture, Mina Guli affirme avoir lutté pour consommer 3000 calories par jour. La plupart du temps, elle a essayé de manger des repas riches en protéines et en calories et d'éviter les aliments hypocaloriques comme la salade. "Je ne vais pas manger une feuille de laitue car il faut faire trop d'efforts pour mâcher", dit-elle.

Mina Guli avec le champion olympique Michael Phelps. Mina Guli

Elle a estimé qu'elle brûlait entre 4500 et 5000 calories par jour, ce qui la plaçait dans une situation de déficit constant. "C'est physiquement impossible de manger autant", dit-elle. "Ton corps, ton estomac et ton esprit finissent par dire : 'je ne peux pas digérer autant de nourriture'." Au fur et à mesure que le défi progressait, sa forme a commencé à évoluer rapidement.

Au cours des 100 jours qu'a duré le processus, Mina Guli a dit qu'elle a dû porter des vêtements de différentes tailles pour s'adapter à sa petite morphologie. Bien qu'ils ne lui aient pas apporté beaucoup de calories, elle raconte qu'elle est devenue dépendante des pastilles énergétiques aux fraises de Bonk Breaker, qui lui donnaient une dose de caféine. "Il faut qu'on me rationne", dit-elle en riant, en se rappelant de la quantité de paquets vides.

Mina Guli méditait (en quelque sorte), mais n'utilisait pas de musique

Pour l'aider à relever le défi physique, elle s'est entourée d'une équipe de soutien composée de podologues et de physiothérapeutes. Elle a aussi médité, bien qu'elle avoue ne pas être très douée pour cette pratique. "Je suis tellement enthousiaste à propos de tout ce qui m'entoure", dit-elle.

Mina Guli qui dépasse la ligne d'arrivée à New York. CP today avec Mina Guli

Elle explique qu'elle n'écoutait pas de musique pour courir et s'entraîner. Elle préfère "écouter les sons de la nature et se sentir liée à son environnement".

Il y a eu une toutefois une exception à cela, durant le défi des 40 marathons de Guli en 2016. Elle s'était rendue en Antarctique, où elle a fait une course sur neige en solitaire."Tu es entourée de blanc", dit-elle. "Le ciel est blanc, le sol est blanc. Tu as l'impression de courir dans un édredon en duvet d'eider." Elle avoue avoir eu besoin d'écouter quelques chansons pour terminer ce marathon.

Voyager a mis son corps à rude épreuve.

En repensant à son objectif de courir 100 marathons, Mina Guli reconnait ne pas trop y avoir réfléchi. Non seulement elle se réveillait à 4h30 du matin pour courir plus de 42 kilomètres, mais elle passait le reste de sa journée à voyager, à visiter et à rencontrer les résidents locaux. "J'ai dû être aussi efficace que possible pendant mes entraînements parce que le reste de la journée était consacrée à l'étude et à la compréhension de la crise de l'eau", dit-elle.

Vers 19h ou 20h, elle retournait au camping où elle séjournait pour préparer le dîner, monter les tentes et faire ses étirements nocturnes. Selon Mina Guli, le voyage a été particulièrement difficile car elle a traversé "de nombreux pays sur de multiples continents et dans multiples conditions extrêmes".

"Si je n'avais choisi de courir 100 marathons en 100 jours, la vie aurait été beaucoup plus facile", dit-elle.

Version originale : Aria Bendix / Business Insider

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