300 fonds d'investissement ont injecté plus de 11Mds€ dans les entreprises françaises en 2017

Il pleut de l'argent sur la tech comme sur le boxeur Conor McGregor. Reuters/Noah K. Murray-USA TODAY Sports

L'année 2017 a été celle de tous les records pour le capital investissement en France, que ce soit en termes de fonds levés, de montants investis et d'opérations, selon les données publiées mardi 3 avril 2018 par France Invest, qui regroupe les professionnels du secteur, en association avec le groupe d'audit et de conseil Grant Thornton.

Les quelque 300 acteurs du "private equity" évoluant sur le sol français ont ainsi levé 16,5 milliards d'euros l'an passé, contre 14,7 milliards en 2016, dont près des deux tiers (63%) auprès d'investisseurs hexagonaux.

Dans le même temps, ils ont investi 14,3 milliards d'euros dans 2142 entreprises, dont 11,5 milliards d'euros dans 1811 françaises, toutes tailles confondues. C'est une progression de 32% des montants en un an.

14,3 milliards d'euros ont été investis dans des entreprises en 2017 par 300 fonds d'investissements opérant en France. France Invest

Les startups et les PME ont représenté 72% du total et les ETI (entreprises de taille intermédiaire) 26%, mais près de 20% des entreprises ont concentré environ 90% des investissements.

Cité dans un communiqué, Olivier Millet, le président de France Invest (ex-Afic) a estimé que "nous sommes sur la bonne trajectoire pour, d'ici à 2020, atteindre l'objectif collectif de 20 milliards d'euros de capitaux levés par an".

Le capital investissement devrait en outre bénéficier des dispositions de la future loi Pacte en matière de financement des entreprises pour faciliter l'investissement dans les sociétés non cotées via l'assurance vie et le plan d'épargne en actions-PME.

Seule ombre au tableau, la montée de l'endettement des entreprises françaises préoccupe depuis fin 2017 le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF).

Ce conseil, présidé par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, a indiqué dans son dernier communiqué qu'il surveillait "avec la plus grande attention les conditions d'octroi relatives aux crédits bancaires, en particulier dans le cadre des opérations de rachat d'entreprises avec fort effet de levier", à savoir les "LBO" du secteur du capital investissement.

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