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15 idées farfelues qui ont rendu leurs auteurs incroyablement riches

15 idées farfelues qui ont rendu leurs auteurs incroyablement riches
Les Furby étaient très populaires dans les années 1990. © The Asahi Shimbun via Getty Images

Beaucoup de gens ont des idées qui valent des millions de dollars, mais il est rare qu'ils les mettent en pratique. Et les erreurs aussi peuvent parfois se chiffrer en millions, avec un peu de chance et si elles surviennent au bon moment. Pour les entrepreneurs, une bonne idée peut s'avérer extraordinairement fructueuse, même si elle est aussi stupide que le Snuggie (voir plus bas).

Le Slinky, par exemple, est né après qu'un ingénieur de la marine a commis une erreur maladroite ; quant au tristement célèbre Furby, il a été conçu après que son créateur a été initié aux Tamagotchis, et qu'il a ressenti une envie irrésistible de le caresser. Voici quelques-unes des idées les plus folles qui ont laissé aux inventeurs des millions de dollars.

Les Beanie Babies, créés par Ty Warner en 1993, sont des jouets en peluche remplis de haricots qui étaient à la mode dans les années 90. La société Ty Inc. de Warner aurait gagné 700 millions de dollars (647 millions d'euros) en un an, en vendant les Beanies à 5 dollars (4,62 euros) l'unité. En 1999, l'entreprise a réalisé un chiffre d'affaires de plus d'un milliard de dollars (0,92 millards d'euros).

Les Beanie Babies étaient autrefois inclus dans les Happy Meals de McDonald's.

Ty Warner avait décidé de ne pas vendre les jouets dans les chaînes de magasins américaines comme Toys-R-Us et Walmart, ce qui a créé un engouement dans les petits magasins indépendants. Certains magasins auraient même reçu l'instruction de Ty Inc. de ne pas vendre plus qu'une certaine quantité à un seul client. Les Beanies ont commencé à monter sur le marché de la revente, souvent avec des prix à cinq chiffres.

Depuis sa création, on estime que les Beanie Babies ont rapporté près de 6 milliards de dollars à la Warner (5.55 milliards d'euros). Aujourd'hui, Ty Warner dispose d'une fortune de plus de 2,6 milliards de dollars (2,4 milliards d'euros).

Source : The New York Times, The New York Times, Forbes

Alex Tew a eu l'idée de la 'Million Dollar Homepage' quand il était un jeune étudiant de 21 ans. Il vendait un million de pixels pour un dollar la pièce sur cet espace publicitaire. Le profit ? Vous l'avez deviné.

Capture d'écran du site "The Million Dollar Homepage". The Million Dollar Homepage

La Million Dollar Homepage s'est "vendue" en seulement quatre mois après sa création, en 2005. Tout cela est arrivé parce qu'Andrew Tew voulait gagner de l'argent tout en allant à l'université de Nottingham, en Angleterre. Lorsque le site a commencé à attirer l'attention des médias et que tout l'espace publicitaire a été acheté, il a abandonné ses études et a commencé sa carrière d'entrepreneur.

Il a depuis cofondé une startup et une nouvelle application de méditation, "Calm", évaluée à un milliard de dollars (0,92 milliards d'euros).

Source : BBC News, Business Insider

Et si vous pouviez vous vêtir d'une couverture ? Scott Boilen, président d'Allstar Products, en a eu l'idée. Cela a donné naissance au Snuggie. Depuis 2008, plus de 30 millions de Snuggies ont été vendus, rapportant plus de 500 millions de dollars (467,14 millions d'euros).

Des personnes portant des couvertures Snuggies posent pour une photo lors d'une tournée de promo des Snuggies, à Denver, le 25 avril 2009.  REUTERS/Rick Wilking

Certains se souviennent des publicités idiotes des premiers temps des Snuggies : une famille à un événement sportif, enveloppée dans des Snuggies bleus, entourée d'autres personnes emmitouflées dans des manteaux, ou des foulards, acclamant, les bras levés.

Mais d'autres se souviennent de la Slanket, qui est apparue sur la chaîne de shopping QVC et dans le catalogue de la compagnie aérienne SkyMall des années avant le Snuggie. "Nous voyions des produits comme ceux-ci dans les catalogues pendant un certain temps. Avant même que la Slanket ne sorte, je pense", expliquait Scott Boilen au New York Times, en 2009. "Et nous avons pensé que si nous pouvions mettre une publicité intelligente derrière ce produit et l'offrir à un meilleur prix, les gens l'achèteraient". Et ça a marché.

Source : CNBC, The New York Times

Le Slinky, créé par accident par Richard James, est maintenant au 'Panthéon' des jouets, avec plus de 350 millions de ventes et des profits atteignant 3 milliards de dollars (2,8 milliards d'euros).

Le Slinky n'existerait pas sans les tâtonnements de son créateur.  Robert Haynes-Peterson

Richard James a par hasard laissé tomber un ressort avec lequel il travaillait et l'a regardé s'éloigner, "marchant" sur le sol. Ainsi naquit le Slinky. En réalité, cela ne s'est pas passé aussi vite : Richard James a passé plus de deux ans à développer la durée de vie du jouet et à expérimenter différentes formules pour trouver le jouet parfait qui descendrait les escaliers comme il l'imaginait dans sa tête. Sa femme, Betty, a pris la tête de l'entreprise Slinky lorsqu'il a déménagé en Bolivie pour rejoindre une secte. Elle est décédée en 2009.

Dans sa nécrologie, le New York Times a calculé que le nombre de Slinkys vendus permettrait de faire le tour du monde plus de 150 fois.

Source : CNBC, The Atlantic, The New York Times

Gary Dahl, un publicitaire, était connu pour ses blagues. Après avoir écouté ses amis parler des dangers qu'il y a à prendre soin d'un animal de compagnie, il a créé le Pet Rock ('caillou de compagnie') en 1975, mettant près de 6 millions de dollars (5,56 millions d'euros) dans sa poche.

Le Pet Rock, une blague qui vaut des millions.  Getty Images

Il a vendu les pierres comme des animaux de compagnie "sans soucis", avec un manuel de dressage pour animaux et une boîte en carton qui rappelle l'accessoire pour le transport des d'animaux. Les roches ont eu un succès immédiat et sont devenues l'une des plus étranges lubies de tous les temps.

Gary Dahl, basé à San José (Californie), a essayé de reproduire le succès de son Pet Rock avec d'autres projets, mais tout le reste a fini par échouer, y compris un livre sur "l'histoire non racontée" derrière l'animal de compagnie parodique et une autre parodie sur le fitness.

Source : The New York Times, The Mercury News

Le Furby, le jouet électronique à fourrure, à la fois hamster et hibou, est devenu tendance dans les années 90, mais sa popularité a rapidement chuté par la suite. Le Furby est toutefois resté populaire assez longtemps pour rapporter 500 millions de dollars (463 millions d'euros) par an, à son apogée.

Les Furby étaient très populaires dans les années 1990. The Asahi Shimbun via Getty Image

Fait amusant : l'Agence de sécurité nationale avait interdit les Furby dans ses bureaux en 1999, selon un article de CBS à la même date, affirmant que le jouet pour enfant était un "espion fabriqué en Chine", capable d'écouter des conversations relatives au renseignement. Les Furby n'ont pas la capacité d'enregistrer, expliquait Roger Shiffman, l'homme qui dirige Tiger Electronics, qui fabrique le jouet. Ils sont cependant connus pour leurs fréquents pépins — parler, marcher et vibrer sans sollicitation, parfois au milieu de la nuit. Effrayant.

Source : Thrillist, CBS

Dans les années 1980, Scott Stillinger a inventé la Koosh Ball — une balle en caoutchouc recouverte de fibres colorées. Hasbro a acheté la Koosh Ball pour 100 millions de dollars (92 millions d'euros) en 1997. Le magazine Time la considère comme l'un des plus grands jouets de tous les temps.

L'inventeur de Koosh Ball, Scott Stillinger, joue avec plusieurs de ses balles, dans une piscine, à l'extérieur de sa maison. Acey Harper/The LIFE Images Collection/Getty Images

La Koosh Ball est née d'un désir d'avoir quelque chose entre le poids d'une balle en mousse et d'un sachet de haricots, rapportait le Los Angeles Times en 1995. Au fur et à mesure que la société de Scott Stillinger s'est développée, la taille des Koosh Ball a augmenté. On trouve encore aujourd'hui plus d'une douzaine de variétés de balles Koosh. Et en 1995, les affaires marchaient déjà bien : OddzOn, le fabricant d'origine du jouet, avançait que "des millions et des millions" de balles avaient été vendues à 5 dollars (4,64 euros) l'unité.

Source : Time, Los Angeles Times

Big Mouth Billy Bass, le célèbre poisson parlant souvent accroché dans les garages et les salons américains, a été créé par Gemmy Industries en 2000 et a rapporté des millions. Bien que les revenus n'aient jamais été divulgués, on estime que le 'meilleur cadeau de la décennie' a rapporté 100 millions de dollars (92 millions d'euros).

Les poissons chantants faisaient excellent cadeau (pour rire). Wikimedia Commons Wikimedia Commons

Il a fallu deux ans de bricolage au créateur Joe Pellettieri pour que Billy Bass soit parfait — la tête qui bouge, la queue motorisée, le tout en parfaite harmonie, en chantant "Don't Worry, Be Happy" et "Take Me to the River". Aujourd'hui, vous pouvez acheter un poisson chantant compatible avec Alexa sur Amazon pour 40 dollars (37 euros).

Source : Entrepreneur, TechCrunch, The Hustle

Ken Hakuta est devenu millionnaire en 1985, grâce à son Wacky Wall Walker — un jouet gluant à huit bras ressemblant à une pieuvre, qui, lorsqu'il était collé au mur, semblait marcher sous l'effet de la gravité. Des millions d'exemplaires ont été vendus.

Wacky Wallys.  Nowstalgic Toys/Amazon

Mais Ben Hakuta n'a pas eu lui-même l'idée du jouet. Il a acheté les droits du jouet chinois original — que sa mère lui avait envoyé — pour 100 000 dollars (93 429 euros), et a commencé à le commercialiser dans la région de Washington (Etats-Unis).

Les ventes se sont multipliées jusqu'à ce qu'un journaliste du Washington Post tombe par hasard sur son produit et écrive un article à ce sujet. Le buzz suscité par l'article a déclenché l'une des plus grandes lubies marketing de tous les temps. En quelques mois seulement, plus de 240 millions d'exemplaires ont été vendus, ce qui a rapporté à Ben Hakuta environ 80 millions de dollars (74 millions d'euros).

Pendant des années, on pouvait trouver le jouet dans des boîtes de céréales, comme les Corn Pops. Aujourd'hui, on peut les trouver sur Amazon et dans certains magasins de jouets indépendants.

Source : The Washington Post

Le Chia Pet — figure d'argile remplie d'eau et de graines pour faire germer de la verdure — est une icône culturelle aux États-Unis. Vous pouvez acheter un chien, un chat, un lapin, ou même le président américain. Il s'en vend 500 000 par période de vacances. À 16 dollars l'unité (14,88 euros), cela représente des millions de dollars chaque année.

Ch-Ch-Ch-Chia Amazon

L'herbe mexicaine chia explose avec de magnifiques nuances de vert lorsqu'elle est arrosée. Le créateur Joe Pedott attribue cette idée à sa maison à San Francisco et à un agent de sa société de publicité, ce qui a finalement donné naissance au jingle "Ch-Ch-Ch-Chia", entendu pendant des années dans des publicités télévisées jusque dans les années 2010. Le jouet a même été inclus dans une "capsule temporelle" du New York Times.

Source : Smithsonian Magazine

En 1963, Harvey Ball a dessiné un visage souriant délimité par un cercle et rempli de jaune pour 45 dollars (42 euros) afin d'orner des boutons et des badges. Il n'a cependant jamais déposé de brevet pour ce dessin. Aujourd'hui, SmileyWorld est propriétaire du dessin et gagne plus de 250 millions de dollars (234 millions d'euros) par an.

Qui aurait cru qu'un simple visage souriant pouvait être aussi lucratif ? John Fischer/flickr

Harvey Ball a d'abord dessiné le visage heureux d'un client de sa société d'assurance, State Mutual Life Insurance. Le seul argent qu'il ait jamais gagné grâce à ce simple croquis était le montant à deux chiffres qu'il a empoché en le vendant au client.

Deux frères, Bernard et Murray Spain, sont tombés par hasard sur le potentiel inexploité du smiley. Voulant ouvrir un magasin de babioles, les Espagnols ont acheté les droits légaux de la marque ainsi que le slogan "Have a nice day". Les frères ont commencé à apposer l'image sur tout ce qui était possible, y compris, et c'est le plus célèbre, sur leurs sacs en plastique à emporter.

Source : VICE

La Magic 8 Ball est un jouet de voyance extrêmement populaire depuis des décennies. Albert C. Carter en a eu l'idée (d'abord en forme de tube) dans les années 1940, en se basant sur l'un des outils de sa mère qui était elle-même voyante.

La "boule magique" est désormais propriété de Mattel Flickr/frankieleon

Appelé à l'origine le "Syco-Seer", Albert C. Carter s'est associé avec un propriétaire de magasin local, Max Levinson, qui a transmis l'idée à son beau-frère, Abe Bookman, pour une production de masse. Leur nouvelle société de gadgets, Alabe Crafts, a commencé à vendre le Syco-Seer, qui a obtenu un brevet en 1948.

Malheureusement, Albert C. Carter n'a pas vécu assez longtemps pour voir son appareil connaître un succès retentissant dans le monde des jouets — mais Abe Bookman a continué à le redessiner et à le rebaptiser plusieurs fois, ce qui a donné la boule de billard noire que nous reconnaissons aujourd'hui. Aujourd'hui, la boule Magic 8 Ball appartient à Mattel, et la société de jouets affirme qu'elle en vend un million chaque année.

Source : Mental Floss, Adweek

Alors que les gens jouent avec des cerceaux de différentes matières depuis toujours, le Hula Hoop en plastique moderne a été inventé par Arthur K. "Spud" Melin et Richard Knerr, cofondateurs de la société de jouets Wham-O.

Des personnes de tout âge utilisent le Hula Hoop. Business Insider/Aly Weisman

Ils ont eu l'idée des Hula Hoops produits en série grâce à des écoliers australiens qui utilisaient des cerceaux en bambou pour faire de l'exercice. Les deux hommes ont commencé à fabriquer des cerceaux en plastique de couleurs vives en 1958, les vendant à 1,98 dollars (1,85 euros) l'unité. Leur commerce a pris son envol presque instantanément — 25 millions de Wham-O Hula Hoops ont été vendus en quatre mois. Ils ont breveté l'idée en 1963.

Source : Wired, History

Le Tamagotchi a été inventé en 1996. Aujourd'hui, le jouet a été réintroduit auprès d'un public plus jeune de la génération Z. Et bien que les modèles originaux se soient vendus à 17,99 dollars (16,80 euros), les nouveaux modèles sont maintenant vendus à 59,99 dollars (56 euros).

Un employé de Bandai Co. expose la nouvelle version de son jouet virtuel "Returned Tamagotchi Plus" à Tokyo, le 4 février 2004.  REUTERS/Yuriko Nakao

Aki Maita a inventé le Tamagotchi en 1996. Newstalk rapporte qu'à l'époque, elle était considérée comme une "secrétaire de bas niveau" dans l'entreprise de jouets japonaise Bandai. Mais elle avait une idée qui allait bientôt rapporter des millions de dollars.

Aki Maita a contacté le concepteur de jouets Akihiro Yokoi et ensemble, ils ont créé le Tamagotchi. Bandai a lancé le jouet au Japon la même année.

L'idée de départ du Tamagotchi est la suivante : le joueur élève une créature numérique de la planète Tamagotchi. Vous élevez la créature de l'enfance à l'âge adulte. Les joueurs peuvent même les marier à d'autres Tamagotchis. Vous le nourrissez, le baignez et le traitez comme un vrai bébé. Et bien sûr, si vous les laissez sans surveillance pendant de longues périodes, vous pouvez retrouver votre Tamagotchi mort.

Cad Crowd affirme que plus de 70 millions de Tamagotchis ont été vendus dans les années 90, et qu'à son apogée, un Tamagotchi était vendu chaque seconde.

Source : Wired

Les 'Billy Bob Teeth' ont été créées quand Rich Bailey, étudiant en médecine dentaire, a rencontré Jonah White, un aspirant entrepreneur, en 1993.

TIMOTHY A. CLARY/AFP via Getty Images

Les deux hommes se sont rencontrés lors d'un match de football américain de l'Université d'État du Missouri, à Springfield. Rich Bailey, à l'époque, n'avait fait que quelques dentiers de farces et attrapes dans le laboratoire de son école et les portait lors du match, tout en flirtant avec les pom-pom girls. Une fois que les deux sont devenus amis, Rich Bailey a appris à Jonah White comment faire les dentiers. Aujourd'hui, le produit gag est vendu dans 95% des pays du monde, d'après son site web. En 2015, Bloomberg rapportait que 15 millions de dentiers avaient été vendus et qualifiait Jonah White de "magnat des bouseux".

Source: Billy Bob Products, Bloomberg

Version originale : Meira Gebel, Caralynn Lippo and Dominic-Madori Davis/ Business Insider

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