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3 robots internationaux devraient atteindre Mars le mois prochain, voici leurs principales missions

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3 robots internationaux devraient atteindre Mars le mois prochain, voici leurs principales missions
Une illustration du rover Perseverance de la NASA se posant sur Mars. © NASA/JPL-Caltech

Après six mois de voyage dans l'espace, trois groupes de robots ont enfin Mars dans leur ligne de mire. Les missions — initiées par la NASA, la Chine et les Émirats arabes unis — devraient atteindre la planète rouge le mois prochain, soit en tombant en orbite autour de Mars, soit en se posant directement à sa surface. Une fois sur place, ils rechercheront des signes de vie extraterrestre, des réservoirs d'eau souterrains et tenteront de cartographier les changements de saison de la planète.

Les missions des trois agences spatiales ont toutes été lancées en juillet 2020. Leurs calendriers s'alignent parce qu'elles profitent de la même courte fenêtre de temps lorsque Mars passe près de la Terre dans les orbites des planètes autour du soleil. Cela réduit considérablement la durée et le coût des voyages pour tout ce qui est lancé vers Mars. La planète est donc sur le point d'accueillir deux rovers, deux orbiteurs et un drone.

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Voici ce que chacun des robots devrait effectuer une fois la planète rouge atteinte.

Le rover Perseverance de la NASA va chercher des traces de vie extraterrestre et déployer un drone

Une illustration du rover Mars Perseverance de la NASA qui utilise sa foreuse pour carotter un échantillon de roche sur Mars. NASA/JPL-Caltech

La NASA a construit son tout dernier rover martien, Perseverance, pour scanner et forer le sol à la recherche de signes de vie extraterrestre. Le robot à propulsion nucléaire est programmé pour dissimuler ces échantillons de sol afin qu'une future mission puisse les ramener sur Terre.

"C'est la première fois dans l'histoire que la NASA consacre une mission à ce que nous appelons l'astrobiologie : la recherche de la vie — soit maintenant, soit dans l'Antiquité — sur un autre monde", a déclaré Jim Bridenstine, qui était administrateur de la NASA durant l'administration Trump, avant le lancement du rover.

Si tout se passe bien, le vaisseau spatial de la NASA traversera l'atmosphère martienne le 18 février, déploiera un parachute pour ralentir sa chute, puis déposera le rover dans le cratère Jezero de Mars — un ancien lit de rivière qui pourrait abriter des signes de vie microbienne passée.

Une illustration montrant le vaisseau spatial transportant le rover Perseverance de la NASA alors qu'il traverse l'atmosphère martienne. NASA/JPL-Caltech

Au terme de ses 30 premiers jours martiens, Perseverance devrait libérer de son ventre le premier drone interplanétaire : un petit hélicoptère baptisé Ingenuity. Le drone de 1,8 kg est programmé pour effectuer une série de vols d'essai, d'abord en vol stationnaire à environ 3 mètres dans les airs, puis pour des opérations plus difficiles. Au final, il pourrait voler sur près de 300 mètres à travers le cratère de Jezero.

Ingenuity n'est qu'une démonstration technologique, mais ce drone pourrait ouvrir la voie à une nouvelle approche de l'exploration d'autres planètes.

Modélisation du drone de la NASA Ingenuity explorant la surface martienne. NASA/JPL-Caltech

"À l'avenir, il pourrait transformer la façon dont nous faisons de la science planétaire sur ces autres mondes, et éventuellement être un éclaireur afin que nous puissions déterminer où exactement nous devons envoyer nos robots", a déclaré Jim Bridenstine.

Perseverance porte également un dispositif qui convertit le dioxyde de carbone en oxygène. En testant ses capacités sur Mars, les scientifiques peuvent savoir si cette technologie pourrait produire de l'oxygène que les futurs astronautes martiens pourraient respirer ou transformer en carburant pour fusée.

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La Chine envoie un orbiteur, un atterrisseur et un rover

Une illustration du projet chinois de mission Mars Global Remote Sensing Orbiter and Small Rover, ou HX-1. Ici, un rover quitte un atterrisseur pour explorer la surface martienne. Chinese State Administration of Science/Xinhua

En cas de succès, la mission chinoise Tianwen-1 sera la première mission sur Mars à envoyer un vaisseau spatial en orbite, à larguer une plateforme d'atterrissage et à déployer un rover en une seule expédition.

L'objectif est ambitieux pour la première mission interplanétaire du pays. La Chine a tenté d'envoyer un simple orbiteur vers Mars en 2011, mais le vaisseau spatial russe qui devait l'y transporter a calé en orbite terrestre et n'est jamais reparti. Cette fois, la Chine a lancé son propre véhicule spatial. Une caméra de la NASA qui surveille les astéroïdes a capturé des images du vaisseau spatial qui s'est éloigné à toute vitesse en juillet.

Les médias d'État chinois ont fait savoir que le vaisseau spatial devrait arriver en orbite martienne le 10 février, selon Space.com.

Après avoir passé quelques mois à surveiller le site d'atterrissage, l'orbiteur devrait lâcher l'atterrisseur et le rover sur Utopia Planitia, un vaste champ de roche volcanique. Ensuite, l'atterrisseur devrait déployer une rampe pour que le rover puisse descendre de sa plateforme et se poser sur le sol martien. L'Administration spatiale nationale chinoise (CNSA) indique que l'atterrissage aura lieu en mai.

Le rover est équipé d'un système de radar pouvant détecter d'éventuelles nappes phréatiques. Il vise à repérer les anciens réservoirs qui pourraient abriter de la vie. Il aidera également la Chine à préparer une mission afin de retourner un échantillon de Mars vers la Terre.

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L'orbiteur Hope des Émirats arabes unis vise à cartographier une année de saisons martiennes

Visuel d'artiste de l'orbiteur Hope, found par le centre spatial Mohammed Bin Rashid, le 1er juin 2020. MBRSC via AP

L'orbiteur émirati, baptisé "Al-Amal" ou "Hope", est la première mission du monde arabe vers Mars. Elle vise à dresser une cartographie globale du climat de la planète sur une année martienne (soit environ deux années terrestres). Ce serait la première image de l'atmosphère de Mars que l'Humanité aurait de la sorte.

L'engin spatial de la taille d'un SUV doit arriver sur la planète rouge le 9 février, puis tomber sur une orbite de forme ovale qui lui permet d'étudier la majeure partie de la planète toutes les 55 heures en infrarouge, ultraviolet et à la lumière visible. Pendant son orbite, le satellite étudiera l'atmosphère martienne en surveillant son interaction avec le vent solaire et en suivant la perte d'hydrogène et d'oxygène.

"Nous serons en mesure de couvrir l'ensemble de Mars, à toute heure du jour et de la nuit, pendant toute une année martienne", a déclaré Sarah Al Amiri, responsable scientifique de la mission, à la revue Nature avant le lancement de l'orbiteur. Ces données pourraient aider les scientifiques à mieux comprendre les changements de saisons sur Mars et comment elle a perdu l'épaisse atmosphère de sa jeunesse il y a 4 milliards d'années.

Version originale : Morgan McFall-Johnsen/Business Insider US

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