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5 fake news prononcées par Donald Trump lors de son discours à la convention républicaine

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5 fake news prononcées par Donald Trump lors de son discours à la convention républicaine
Le président américain Donald Trump s'exprime lors du premier jour de la Convention nationale républicaine, le 24 août 2020, à Charlotte, en Caroline du Nord. © BRENDAN SMIALOWSKI/AFP via Getty Images

Le président américain Donald Trump a occupé le devant de la scène lors de la dernière nuit de la Convention nationale républicaine, jeudi 27 août. Dans son discours, le président s'en est pris au candidat démocrate, Joe Biden, et l'a dépeint comme faible sur des questions cruciales comme la criminalité, l'immigration, la Chine et la pandémie de coronavirus. "C'est l'élection la plus importante de l'histoire de notre pays", a déclaré Donald Trump.

Le président américain a fait valoir que le programme de Joe Biden serait "extrême" et coopté par les "socialistes de gauche" — un argument que le parti républicain tente de faire valoir depuis des mois. Mercredi soir, le vice-président Mike Pence a également accusé Joe Biden d'être "un cheval de Troie pour une gauche radicale". "À aucun moment auparavant, les électeurs n'ont été confrontés à un choix plus clair entre deux partis, deux visions, deux philosophies ou deux programmes", a déclaré Donald Trump.

"Nous avons passé les quatre dernières années à réparer les dommages que Joe Biden a infligés au cours des 47 dernières années. Lors de la convention des démocrates, vous avez à peine entendu un mot sur leur programme. Mais ce n'est pas parce qu'ils n'en ont pas. C'est parce que leur programme rassemble les propositions les plus extrêmes jamais présentées par un candidat d'un grand parti."

Lors d'un discours très scénarisé, Donald Trump a ridiculisé Joe Biden, en faisant une blague sur les allégations de certaines femmes qui accusent Joe Biden de les avoir touchées de manière inappropriée.

"Joe Biden a accepté les dons des ouvriers, leur a fait des accolades et les a même embrassés", a déclaré Donald Trump, s'arrêtant pour laisser le public rire. "Et il leur a dit qu'il ressentait leur douleur, puis il est rentré à Washington et a voté pour délocaliser nos emplois en Chine et dans de nombreux autres pays lointains."

Donald Trump a également raconté de fausses informations et des allégations complotistes sur plusieurs de ses sujets favoris, notamment les votes par correspondance, les manifestations contre le racisme et les violences policières, la procédure de destitution qui le visait, l'enquête sur la Russie, et bien d'autres encore.

Voici quelques-unes des affirmations les plus notables de Donald Trump et leur comparaison avec la réalité et les faits vérifiés :

Sur les manifestations contre les violences policières

Ce que Donald Trump a dit : Le président américain a condamné les protestations nationales contre le racisme et les violences policières, et a affirmé qu'une administration dirigée par Joe Biden autoriserait la criminalité et le chaos. Il a fait valoir que les maires et les gouverneurs démocrates n'ont pas réussi à contenir les manifestations dans tout le pays, et n'a fait aucune mention des victimes noires des violences policières.

Il a également affirmé à tort que Joe Biden démantèlerait a police s'il était élu.

Vérification des faits : Bien que plusieurs militants de gauche et des législateurs progressistes ont soutenu les appels populaires à "démanteler la police", des démocrates haut placés et des personnalités de l'establishment comme Joe Biden, la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et le leader de la minorité au Sénat, Chuck Schumer, ont rejeté cette proposition. Le média américain Vox a également récemment examiné la politique de justice pénale de Joe Biden et a constaté que son programme "augmenterait en fait le nombre de policiers dans les communautés noires et de couleur".

En outre, Joe Biden a soutenu l'affectation de 300 millions de dollars de nouveaux fonds pour permettre aux travailleurs sociaux de travailler avec les forces de l'ordre et pour renforcer la police de proximité.

Sur le Covid-19

Ce que Donald Trump a dit : Le président a fait valoir que son administration et lui-même ont mené une réponse efficace à la pandémie de Covid-19 aux États-Unis, en ordonnant la production d'équipements de protection individuelle et de matériel médical et en mettant en place des tests à l'échelle nationale, entre autres. Et il a affirmé que les États-Unis disposeront d'un vaccin Covid-19 "sûr et efficace" d'ici à la fin de 2020.

"Personne n'avait jamais pensé que cela pourrait se faire aussi vite", a-t-il déclaré. "Ensemble, nous écraserons le virus". "Nous nous concentrons sur la science, les faits et les données", a ajouté le président.

Vérification des faits : L'administration Trump n'a pas réussi à mettre en place un système national de tests rapides et efficaces. De nombreux Américains ont été contraints d'attendre des jours pour recevoir les résultats de leurs tests, ce qui a considérablement réduit l'efficacité des tests et les efforts de recherche des cas contacts.

Près de 6 millions d'Américains ont été infectés et environ 180 000 ont été tués par le Covid-19, selon les données compilées par l'université Johns Hopkins. En moyenne, 1 000 Américains meurent chaque jour du coronavirus.

Donald Trump a également passé les premiers mois de l'épidémie à diffuser de fausses informations sur le virus, prétendant à tort qu'il n'était pas plus mortel que la grippe, qu'il disparaîtrait de lui-même et qu'il s'agissait d'un canular dont les médias et les démocrates faisaient toute une histoire. Il a également suggéré d'ingérer du désinfectant comme remède potentiel contre la maladie et a déclaré qu'il utilisait de l'hydroxychloroquine, un traitement non éprouvé, pour prévenir l'infection.

Il a été vu à plusieurs reprises en public sans masque jusqu'à récemment, et il a organisé plusieurs rassemblements sans aucune distanciation sociale et avec très peu de masques. Environ 1 500 personnes ont assisté au discours d'acceptation de l'investiture républicaine de Donald Trump jeudi 27 août, et il n'est pas certain que tout le monde ait été testé avant de se rassembler en foule sur la pelouse sud de la Maison blanche.

Sur l'économie

Ce que Donald Trump a dit : Le président s'est vanté que son administration ait construit une économie en plein essor avant l'effondrement économique provoqué par la pandémie, et a fait valoir que lui seul pouvait "make American great again" pour la seconde fois.

Donald Trump a affirmé de manière trompeuse que le pays avait "gagné plus de 9 millions d'emplois" au cours des derniers mois — "un record dans l'histoire de notre pays."

Vérification des faits : Les emplois perdus suite à la pandémie ont été bien plus nombreux que les emplois retrouvés. Fin juillet, près de 60 % des emplois américains perdus pendant la pandémie n'avaient toujours pas été récupérés et le rythme de la reprise nationale a ralenti en juillet par rapport à juin.

Joe Biden est appelé à augmenter le taux d'imposition des sociétés de 21 % à 28 %, ce qui serait inférieur à ce qu'il était en 2016. Et il a déclaré qu'aucune personne gagnant moins de 400 000 dollars par an ne verrait ses impôts augmenter.

Sur l'armée

Ce que Donald Trump a dit : Le président a affirmé qu'il avait accordé à l'armée trois augmentations de salaire en trois ans.

Vérification des faits : Les augmentations de salaire étaient standard, il s'agissait d'augmentations annuelles prévues par la réglementation fédérale. L'armée a reçu une augmentation de salaire annuelle chaque année depuis plus de quatre décennies.

Sur l'immigration

Ce que Donald Trump a dit : Le président a affirmé que Joe Biden "parle même de faire tomber le mur". Il a également déclaré qu'il avait construit un mur de 480 kilomètres le long de la frontière sud des États-Unis.

Vérification des faits : Comme l'a souligné Daniel Dale de CNN, Joe Biden a spécifiquement rejeté l'idée d'abattre le mur frontalier et a plutôt déclaré qu'il arrêterait toute nouvelle construction. Donald Trump a également omis de mentionner que seulement 8 km du mur sud, long de 480 kilomètres, ont été construits à un endroit où il n'y avait pas encore de clôture.

Version originale : Sonam Sheth et Eliza Relman/Business Insider. Traduit de l'anglais par Albane Guichard.

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