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Le 'dark web' traîne une réputation sulfureuse — les résultats de cette étude cassent ce mythe

Le 'dark web' traîne une réputation sulfureuse — les résultats de cette étude cassent ce mythe

Une étude réalisée par l'entreprise Terbium Labs détruit une partie du mythe qui entoure le "dark web".

D'après cette analyse intitulée "The Truth About the Dark Web: Separating Fact from Fiction", 55% du contenu que l'on trouve sur le dark web est complètement légal.

Derrière l'appellation dark web ou "web profond", on entend communément la partie du web qui n'est pas accessible via les moteurs de recherche classiques, et sur lequel on navigue de manière anonyme. Le logiciel Tor est un des outils les plus connus pour masquer son adresse IP et ne pas y être repéré.

La notion de web profond est ainsi souvent associée à des actions criminelles — du trafic de drogues et d'armes à la pédophilie, en passant par la fraude bancaire.

"On a découvert que le dark web n'était pas aussi sombre que ce que l'on peut penser", a commenté Emily Wilson, directrice d'analyse à Terbium Labs.

L'une des conclusions de l'analyse : "Anonymat ne veut pas dire criminalité."

Certains internautes utilisent des outils d'anonymat uniquement pour protéger leur données privées et non pour commettre des actes illégaux.

45% des contenus illégaux en rapport avec la drogue

©Flickr/CC/Mattza

L'étude précise quels sont les sujets les plus populaires sur le web profond:

"Si les drogues ne comptent que pour 12% de tout le dark web, 45% des contenus illégaux sur le dark web parlent de drogues."

Au cours de leurs mesures, les analystes de Terbium Labs n'ont trouvé aucune mention de trafic d'armes nucléaires ou de traite d'êtres humains.

Terbium Labs est une organisation spécialisée dans la détection de données dans le "dark web". Elle propose notamment depuis 2015 aux entreprises de repérer pour elles si certaines de leurs informations privées ont filtré sur le dark web. Elle a levé 6,4 millions de dollars en mars 2016.

Ce n'est pas la première fois que la réputation du "dark web" est ébranlée. En 2015 déjà, plusieurs articles — dont un long papier d'un journaliste de Wired — avaient tenté de démystifier cette partie du web, expliquant notamment que les contenus illégaux auxquels on l'associe fréquemment sont tout aussi faciles à trouver sur le web "surfacique".

Business Insider