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6 choses à savoir sur le plus long vol sans escale du monde

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6 choses à savoir sur le plus long vol sans escale du monde
L'A350-900 ULR vous transportera de New York à Singapour d'une seule traite. © Airbus

S'endormir à Singapour et se réveiller à New York, traverser la moitié de la planète sans toucher terre, c'est la promesse du vol SQ24 de Singapore Airlines, qui détient le record du vol commercial sans escale le plus long du monde. Soit plus de 18 heures dans les airs, confortablement installé à bord de l'un des avions ultra-long-courriers les plus modernes, l'A350-900 ULR (Ultra long range) d'Airbus, spécialement conçu pour ce type de vol — et même capable de voler plus de 20 heures.

La compagnie singapourienne, qui exploite trois des plus longs vols commerciaux sans escale au monde, a repris cette route de 16 700 km à l'automne 2018. Elle l'avait déjà exploitée entre 2004 et 2013 avec l'A340-500, mais avait stoppé ses opérations en raison du contexte économique — les cours du pétrole avaient rendu cette ligne non-rentable.

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Avant d'embarquer à bord, voici quelques faits à connaître sur le vol le plus long du monde.

Le vol le plus long... est encore un peu plus long qu'avant

Lorsque Singapore Airlines a relancé ses vols ultra long-courrier entre Singapour et New York en 2018, les avions décollaient de l'aéroport de Changi et atterrissaient à l'aéroport de Newark. La ligne a été interrompue entre mars et novembre 2020 en raison de la pandémie, mais à sa reprise, elle a été légèrement allongée, puisque les vols ont désormais pour destination — ou départ — l'aéroport JF Kennedy, situé quelques kilomètres plus loin lorsqu'on arrive de l'ouest.

Il compte trois itinéraires différents

Pour relier Singapour à New York ou New York à Singapour, vous ne traverserez pas forcément la planète de la même manière. Le vol peut en effet prendre trois routes différentes, une décision dictée par la météo, la période de l'année et le sens des vents, ce qui influera donc sur la durée du vol. La route polaire, la plus directe et la plus rapide, n'est opérable que de mai à août. Le reste de l'année, les vols passent par la route Pacifique Nord dans les deux sens, ou traversent l'Atlantique, uniquement dans le sens New York-Singapour.

Comment stocker plus de carburant pour aller plus loin

Comment traverser la moitié de la planète sans se poser pour se ravitailler en carburant, tout en transportant des passagers et du fret, sur une ligne qui doit être rentable ? Cette équation a fait plancher les ingénieurs d'Airbus, qui ont dû trouver des solutions pour emporter plus de kérosène sans modification majeure de l'avion (ajouter un réservoir supplémentaire n'était pas une option satisfaisante). C'est ainsi qu'ils ont eu l'idée de surélever la pompe à carburant… tout simplement pour pouvoir le remplir davantage. De quoi emporter 24 000 litres de carburant supplémentaire, soit près de 165 000 litres au total — qui ne sont jamais entièrement consommées. C'est beaucoup moins que pour l'A340 qui faisait précédemment la liaison : en 2004, il emportait 222 tonnes de kérosène.

Moins de sièges pour plus de confort

Étant donnée la longueur du vol, Singapore Airlines et Airbus ont dû plancher sur un aménagement cabine garantissant un confort amélioré, afin de rendre moins pénibles ces 18 heures (et plus) de vol. Le plafond a été surélevé et les hublots agrandis, l'éclairage spécialement conçu pour "réduire les effets du décalage horaire" et la qualité de l'air améliorée.

Un gros effort a également été fait sur les sièges. D'ailleurs, l'avion ne comprend que les classes Business et Premium Economy. L'expérience passée de la compagnie sur ce vol a confirmé que la demande "était davantage centrée sur ces deux catégories et non la classe éco, d'où la décision d'une configuration bi-classe", explique-t-on chez Singapore Airlines. Là où un A350 "classique" est réparti en trois classes et 253 sièges, la version ULR ne comprend que 161 places, 67 en Business, 94 en Premium Economy. Une manière également d'alléger le poids total.

Si vous n'avez pas les moyens de débourser 5 600 € pour un siège en Business (en moyenne), mais que vous n'avez pas envie de vous retrouver dans la rangée du milieu et qu'il vous reste un peu de budget, vous aurez la possibilité de payer un supplément en Premium Economy (où les billets sont en moyenne vendus à 1 200€). Celui-ci vous permettra de bénéficier d'un des six sièges à l'arrière de l'appareil (rangées 40 à 42), sans voisin et avec compartiment bagage cabine individuel.

Un personnel plus nombreux, un service adapté

S'il faut deux équipages pour amener l'avion à bon port (deux pilotes, deux co-pilotes), ce ne sont pas moins de 13 PNC (Personnel navigant commercial) qui se relayeront tout au long du vol pour assurer le service à bord. Lors des phases de repos, les pilotes se retirent dans un petit compartiment équipé de couchettes à l'avant de l'appareil, tandis que les hôtesses et les stewards pourront s'allonger à l'arrière, au-dessus du plafond de la cabine.

Quant aux repas, il y en a deux en Business, trois — moins copieux — en Premium Economy. Mais en cas de petite faim, un snack est disponible tout au long du vol. Et si le temps vous paraît long, le système de divertissement à bord propose quelque 1 500 heures de programmes.

Un record à défendre

Si c'est Singapore Airlines qui propose le vol commercial sans escale le plus long du monde à l'heure actuelle, ce record pourrai être dépassé dans les années à venir : Qantas a expérimenté des vols directs Sydney-New York et Sydney-Londres en 2019, soit plus de 19 heures de vol, dans le cadre du projet "Sunrise". Interrompu en raison de la pandémie, il pourrait reprendre cette année, pour une commercialisation à partir de 2024. S'il est confirmé, les vols auront lieu en A350-1000.

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