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64 pays riches s'engagent à faciliter l'accès des Etats pauvres au vaccin contre le Covid-19

64 pays riches s'engagent à faciliter l'accès des Etats pauvres au vaccin contre le Covid-19
Plus de 90 pays ou entités à revenu faible et moyen vont rejoindre le dispositif COVAX ainsi que 64 pays à revenu élevé, a indiqué l'OMS dans un communiqué. © L N/Unsplash

Le vaccin contre le Covid-19 sera-t-il un bien public au service de l'humanité ? Pas selon Oxfam. L'ONG rapportait en effet le 17 septembre que 13% de la population mondiale auraient déjà accaparé 51% des doses des vaccins candidats en phase III des essais cliniques. Pourtant, lundi 21 septembre, les Etats nantis semblaient davantage enclins à participer à la solidarité internationale. Plus de 60 pays riches — mais pas la Chine ni les Etats-Unis — ont en effet adhéré au dispositif mis en place par l'OMS pour faciliter l'accès des pays pauvres au vaccin contre le coronavirus, selon la liste publiée lundi.

Alors que de nombreux pays ne disposent pas des ressources pour mettre au point leurs propres vaccins, l'Organisation mondiale de la santé a annoncé il y a quelques semaines le lancement, en collaboration notamment avec l'Alliance du vaccin (Gavi), d'un dispositif d'accès mondial au vaccin contre le Covid-19, connu sous le nom de COVAX (Covid-19 Vaccine Global Access; accès mondial au vaccin contre la Covid-19). Par la suite, l'organisation a demandé fin août aux pays qui peuvent s'autofinancer de prendre des engagements fermes en adhérant à ce mécanisme avant le 18 septembre, et de procéder à des versements initiaux au plus tard le 9 octobre.

Plus de 90 pays ou entités à revenu faible et moyen vont rejoindre le dispositif ainsi que 64 pays à revenu élevé, a indiqué l'OMS dans un communiqué. Ces derniers comprennent les engagements de la Commission européenne au nom des 27 Etats membres de l'UE plus la Norvège et l'Islande. Les Etats-Unis, qui ont officiellement confirmé leur retrait de l'OMS début juillet, ne figurent pas sur la liste. Tout comme la Chine, où les premiers cas de coronavirus ont été détectés fin décembre 2019.

Interrogé sur l'absence de la Chine, le directeur général de Gavi, Seth Berkley, s'est contenté d'indiquer en conférence de presse que "le but du Covax est de travailler avec tous les pays du monde", et que le dialogue allait se poursuivre avec Pékin. "Notre objectif est de disposer de 2 milliards de doses de vaccin d'ici à la fin de 2021. Nous sommes encouragés de voir un grand nombre de pays s'engager dans le mécanisme COVAX", a indiqué pour sa part aux médias le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

L'OMS et ses partenaires vont désormais commencer à signer des accords formels avec les fabricants de vaccins afin d'obtenir les doses nécessaires "pour mettre fin à la phase aiguë de la pandémie d'ici la fin 2021", a l'OMS indiqué dans le communiqué. Le mécanisme Covax fait partie du dispositif international créé par l'ONU pour accélérer l'accès équitable aux outils de lutte contre le Covid-19, l'Accélérateur ACT. L'ONU n'a toutefois reçu que 3 milliards de dollars sur les 38 milliards demandés.

L'OMS dénombre à ce jour 176 vaccins en développement, dont neuf sont en phase III des essais cliniques. C'est la dernière étape de test d'un vaccin avant une éventuelle commercialisation.

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