Voici comment Tim Cook explique pourquoi retirer des applis en Chine n'est pas comparable à aider le FBI à hacker des iPhones

Le DG d'Apple, Tim Cook, ne voit de double standards dans ses actions en Chine et aux États-Unis. AP

Le DG d'Apple Tim Cook, a justifié mardi 1er août sa décision d'arrêter de proposer des applis qui permettent aux utilisateurs chinois de contourner les restrictions internet du pays. 

Le retrait récent de certaines applis VPN ("Virtual Private Network" ou réseau privé virtuel) de l'App Store en Chine a soulevé des critiques — certains accusant Apple de céder à la pression de Pékin et de placer ses intérêts commerciaux avant ses valeurs. 

Les applis VPN permettent aux utilisateurs de se connecter directement et de manière sécurisée à internet, en contournant les filtres que le gouvernement chinois utilise pour bloquer certains sites (dont Google, YouTube et Facebook). 

Cette action anti-VPN d'Apple semble incompatible avec l'image qu'elle cherche à se créer de championne de la liberté et de la confidentialité. En 2016, l'entreprise avait tenu tête au FBI américain, refusant de les aider à débloquer un iPhone qui appartenait à un des suspects de l'attaque terroriste de décembre 2015 à San Bernardino, Californie, qui avait fait 14 victimes. 

Deux poids, deux mesures? Pas du tout, affirme Cook.

Cook a été interrogé sur les agissements d'Apple en matière de VPN en Chine, durant la conférence téléphonique suivant l'annonce des résultats de l'entreprise, hier. Il dit qu'Apple répondait simplement à une mise en application renforcée de la règlementation en Chine qui impose à quiconque utilisant un VPN d'avoir un permis du gouvernement. Il a noté que l'App Store offrait toujours des "centaines" d'applis VPN de développeurs en dehors de Chine et que la philosophie d'Apple implique toujours "d'interagir" avec les gouvernements avec lesquels ils ne sont pas d'accord.  

Voici pourquoi Cook a dit que les actions d'Apple en Chine ne sont pas contradictoires avec ses valeurs ou sa politique aux États-Unis: 

"Certaines personnes ont essayé de faire un lien avec la situation aux États-Unis l'année dernière. Ce sont deux situations différentes. Dans le cas des États-Unis, la loi nous était favorable. C'était très clair. Dans le cas de la Chine, la loi est aussi très claire là-bas. Comme nous le ferions si les États-Unis changeaient la loi ici, nous serions obligé de la respecter dans les deux cas. Ça ne veut pas dire que nous n'affirmons pas notre point de vue de façon appropriée. Nous le faisons toujours."

Version originale: Alexei Oreskovic/Business Insider

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