Créé en 2013, le moteur de recherche français Qwant vient de lever 18,5 millions d'euros auprès de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et du groupe de médias allemand Axel Springer*, qui était déjà actionnaire, annoncent ses dirigeants dans Les Echos.

La valorisation de l'entreprise est estimée à 75 millions d'euros. La CDC apporte 15 millions d'euros pour prendre 20% du capital. Les fondateurs demeurent majoritaires.

En 2016, Qwant a totalisé 2,6 milliards de requêtes en 2016. C'est "le chiffre atteint par Google en une demi-journée", rappelle Les Echos. 

Pour convaincre les particuliers et les entreprises d'utiliser son moteur de recherche, Qwant attaque Google sur le sujet qui crispe le plus ses utilisateurs et inquiète les institutions: la protection de la vie privée.

Qwant affirme ne collecter aucune donnée personnelle et ne jamais tracer ses utilisateurs. Ses recettes se font sur des liens d'affiliation simples —pas sur du ciblage ou reciblage publicitaire.

Eric Léandri, président de Qwant. YouTube

"C'est le modèle qui prévalait avant 2009, avant que les moteurs ne sachent tout sur tout le monde", avance aux Echos Eric Leandri, le président de Qwant. "Et cela fonctionnait très bien. Il n'y avait pas ce ras-le-bol face à la publicité et Google valait déjà plus de 100 milliards de dollars". 

Le moteur de recherche a également noué un partenariat avec le navigateur internet Firefox. "En utilisant Qwant et Firefox, l'utilisateur est certain, par exemple, de ne pas être traqué".

Cet apport financier intervient un an après un prêt de la Banque européenne d'investissement, convertible en actions, d'un montant total de 25 millions d'euros, "dont 5 millions ont déjà été versés" selon le quotidien économique.

 

*Axel Springer détient la majorité du capital de Business Insider qui a cédé une licence pour la France à Prisma Media.

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