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La plateforme de location de vacances Abritel traînée en justice pour 'pratique commerciale trompeuse'

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La plateforme de location de vacances Abritel traînée en justice pour 'pratique commerciale trompeuse'
La plateforme est accusée d'avoir induit ses clients en erreur au sujet de ses contrôles. © Pixabay
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Abritel va devoir s'expliquer. La plateforme de location de meublés touristiques a été assignée devant le tribunal judiciaire de Paris pour "pratique commerciale trompeuse" par la Répression des fraudes, a annoncé cette dernière mardi 17 août.

Les gestionnaires de la plateforme, les sociétés HomeAway France et EG Vacation Rentals Ireland Limited, sont accusés d'avoir induit leurs clients en erreur au sujet des contrôles effectués par la plateforme, ou encore "sur la portée des engagements de la plateforme et sur le traitement des réclamations", indique la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans un communiqué.

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L'organisme s'est saisi de cette affaire "à la suite de plusieurs signalements auprès de ses services ou dans les médias de cas de consommateurs victimes d’annonces frauduleuses" sur la plateforme.

Abritel se dit étonné par cette assignation

En mars, une action en justice avait été lancée contre Abritel par 64 personnes se disant victimes d'annonces frauduleuses sur le site, avait révélé le journal Le Parisien. Elles reprochaient à la société de ne pas avoir empêché la publication de ces annonces et de ne pas avoir ensuite mis en place des moyens de vérification suffisants.

La Répression des fraudes a mené une enquête sur ce sujet en 2020 et 2021, qui a "mis en évidence une communication commerciale vantant les contrôles effectués, la fiabilité, la sécurité et les garanties d’utilisation de la plateforme, en contradiction avec ses conditions générales d’utilisation, qui en réduisent largement la portée effective", indique-t-elle dans son communiqué.

Contactée par l'AFP, la société Abritel s'étonne de cette assignation, et assure avoir procédé à des modifications sur son site pour "renforcer la communication en direction du consommateur et mieux l’alerter sur la nécessité d’utiliser l’outil de paiement mis à disposition par la plateforme, afin de sécuriser les réservations en ligne".

Les responsables de la plateforme se disent donc "confiants" sur leur capacité à se défendre devant le tribunal. Si néanmoins la justice donnait tort à Abritel, cette action pourrait "faciliter l’indemnisation des victimes de ces pratiques", estime la DGCCRF.

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