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Le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes est abandonné — voici ce qu'il va se passer maintenant

Le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes est abandonné — voici ce qu'il va se passer maintenant
© REUTERS/Stephane Mahe

Le gouvernement français a décidé de renoncer au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes (Loire-Atlantique) ce 17 janvier 2018.

"Je constate aujourd'hui que les conditions ne sont pas réunies pour mener à bien le projet Notre-Dames-des-Landes", a déclaré le Premier ministre Edouard Philippe.

"C'est une très mauvaise décision du président de la République, il piétine des choses essentielles : les procédures publiques, nos collectivités locales...", a déclaré à Reuters Philippe Grosvalet, président socialiste du conseil départemental de Loire-Atlantique.

"C'est pire que de la déception, c'est quasiment une trahison", a-t-il estimé.

Bruno Retailleau, sénateur (Les Républicains) de Vendée et conseiller régional des Pays de la Loire, a lui aussi confirmé l'abandon du projet controversé sur Twitter: "Grande victoire des zadistes", a-t-il écrit.

La député Cécile Duflot, ancienne secrétaire nationale du parti Europe écologie-Les verts (EELV), s'est quant à elle réjouie de cette annonce.

Un compte Twitter appelé "Zone à Défendre" a posté un gazouillis de contentement, remerciant "celles et ceux qui ont mis leur corps, leurs coeurs et leurs tripes en jeu depuis plus de 50 ans."

https://twitter.com/ZAD_NDDL/status/953598749636530177

La veille, le patron de Vinci avait souligné que l'Etat devrait indemniser le groupe de BTP en cas d'abandon du projet.

Voici ce qu'il va se passer maintenant:

  • Les occupant de la ZAD ("Zone A Défendre") devront "partie d'eux-mêmes d'ici au printemps prochain ou en seront expulsé", a annoncé le Premier ministre Edouard Philippe. D'après France Info, les zadistes ont accepté de rouvrir les accès au site, mais refusent cette expulsion.
  • Vinci s'est dit "à la disposition de l'Etat", pour renégocier le contrat que l'entreprise avait obtenu en 2010 pour 55 ans, notamment pour la construction de l'aéroport de NDDL. Le géant du BTP pourrait toucher des indemnités jusqu'à 350 millions d'euros.
  • L'aéroport de Nantes-Atlantique sera modernisé "dans des délais rapides", a souligné le Premier ministre, qui souhaite que la région Grand-Ouest continue de croitre: "Elle a besoin d'être connectée au reste de la France et de l'Europe."
Business Insider
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