Le directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa. REUTERS/Kim Kyung-Hoon

Les accusations de la justice japonaise et de Nissan à l'encontre de Carlos Ghosn ont quelque peu tendu les relations entre le constructeur automobile nippon et son partenaire Renault.

Dans une interview accordée au journal Les Echos, le directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa, se veut toutefois rassurant vis-à-vis des Français qui travaillent au service du groupe.

Si Carlos Ghosn a été évincé de la présidence du constructeur par le conseil d'administration, personne ne devrait être renvoyé dans son sillage.

"J'ai entendu parler de je ne sais quelle 'chasse aux sorcières', c'est ridicule. Nissan ne va pas se rejaponiser ! Au contraire, nous avons besoin de nous internationaliser encore plus, et j'y travaille activement. Nous n'allons pas revenir en arrière, au Nissan des années 1990."

Hiroto Saikawa va plus loin, insistant sur l'ouverture dont a besoin son groupe aux collaborateurs français et étrangers:

"Les Français ou tous ceux qui travaillent aujourd'hui pour Nissan et qui viennent de chez Renault peuvent être rassurés, vous avez ma parole. Nous comptons plus que jamais sur eux et sur tous ceux qui peuvent contribuer à rendre Nissan et l'Alliance plus forts."

Le directeur général de Nissan rappelle toute l'importance que revêt l'Alliance constituée avec Renault et Mitsubishi. "Elle est cruciale", selon lui, et présente un "avantage compétitif clef" permettant de rivaliser avec les autres grands acteurs de l'industrie automobile.

Hiroto Saikawa a par ailleurs rejeté tout complot visant à mettre Carlos Ghosn hors jeu, qualifiant d'"absurde" un tel scénario.

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