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Une femme violée en Inde par un chauffeur Uber porte plainte contre la société — les dirigeants auraient obtenu son dossier médical pour la discréditer

Une femme violée en Inde par un chauffeur Uber porte plainte contre la société — les dirigeants auraient obtenu son dossier médical pour la discréditer
© REUTERS/Brendan McDermid

Une utilisatrice de l'appli Uber, violée par un chauffeur en Inde en 2014, a déposé plainte contre la startup valorisée à 69 milliards de dollars pour avoir obtenu son dossier médical afin de la discréditer.

Ce dossier refait surface alors que le spécialiste du transport à la demande traverse une crise sans précédent (démissions et renvois en série sur fond d'accusations de sexisme et de harcèlement au travail) dont le dernier gros événement a été la prise de congés à durée indéterminée de son DG Travis Kalanick.

Selon Business Insider US, Uber est accusée de diffamation, d'intrusion dans la vie privée et d'avoir rendu public des éléments relatant de la vie privée de la victime.

Il y a une semaine, Eric Alexander, un cadre exécutif d'Uber, a été renvoyé pour s'être procuré le dossier médical de la passagère violée car il remettait en doute sa version des faits.

"Le déni de viol est un autre aspect de l'environnement de travail sexiste qui est omniprésent chez Uber et qui fait partie de sa culture d'entreprise", a dit Douglas Wigdor, l'avocat de la plaignante, au New York Times.

Selon Recode, Eric Alexander aurait eu le dossier en sa possession pendant un an après le viol et l'aurait montré à d'autres cadres d'Uber, dont le DG Travis Kalanick et son ex-bras droit Emil Michael, qui a quitté le navire il y a quelques jours suite à la série de scandales qui sape l'entreprise depuis plusieurs mois.

En plus de remettre en doute la version des faits de la cliente violée, les cadres se seraient même demandés si l'un des rivaux d'Uber en Inde aurait pu utiliser cette affaire de viol pour fragiliser la startup américaine.

En 2014, cette affaire d'agression avait déjà fragilisé Uber, interdite d'opérer en Inde juste après l'agression et accusée de ne pas avoir suffisamment vérifié les antécédents de son chauffeur, soupçonné d'agressions d'autres femmes par le passé mais jamais condamné.

Business Insider
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