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Afghanistan : Facebook interdit tout contenu apportant son soutien aux talibans

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Afghanistan : Facebook interdit tout contenu apportant son soutien aux talibans
Les organisations terroristes ont l'habitude de passer par les réseaux sociaux pour partager leur message. © Getty Images
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Facebook affirme qu'il identifie et supprime activement les contenus talibans sur sa plateforme, après que le groupe s'est emparé de la capitale afghane, Kaboul, dimanche 15 août. Un porte-parole a déclaré à la BBC qu'en tant qu'organisation terroriste, les talibans sont bannis de Facebook, ainsi que d'Instagram et de WhatsApp, en vertu de la politique "Organisation dangereuse" de l'entreprise.

"Cela signifie que nous supprimons les comptes tenus par ou au nom des talibans et que nous interdisons toute louange, tout soutien et toute représentation de ces derniers", a déclaré le porte-parole à la BBC. "Nous avons également une équipe dédiée d'experts de l'Afghanistan, dont la langue maternelle est le dari et le pachto (les langues les plus parlées dans le pays) et qui ont une connaissance du contexte local, ce qui nous aide à identifier et à alerter sur les problèmes émergents sur la plateforme", a ajouté le porte-parole.

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Les talibans passent par WhatsApp

"Nous nous appuyons sur cette politique pour retirer de manière proactive tout ce que nous pouvons qui pourrait être dangereux ou qui est lié aux talibans en général", a déclaré Adam Mosseri, responsable d'Instagram, à Bloomberg. "Maintenant, cette situation évolue rapidement, et avec elle, je suis sûr que le risque va s'accroître aussi. Nous allons devoir modifier nos méthodes pour répondre à ces dangers versatiles au fur et à mesure."

Le Washington Post a rapporté que, avant d'arriver à Kaboul, les talibans ont envoyé des messages sur WhatsApp aux habitants, déclarant "nous sommes en charge de la sécurité."

Facebook n'a pas répondu lorsque Insider lui a demandé combien de personnes faisaient partie de son équipe d'experts en Afghanistan. Le géant des médias sociaux a fait face à des critiques dans le passé pour son manque de réactivité lorsque ses plateformes étaient utilisées pour partager des discours haineux durant les crises humanitaires. En 2018, l'entreprise a admis ne pas avoir agi lorsqu'elle a été utilisée comme outil d'incitation à la haine contre les Rohingyas au Myanmar.

À l'époque, Reuters a rapporté que seulement 60 personnes étaient dédiées à la modération des 18 millions d'utilisateurs de Facebook au Myanmar. Elle a également rapporté que Facebook n'employait que trois personnes de langue maternelle birmane à l'époque.

Version originale : Isobel Asher Hamilton / Insider

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