Plusieurs médias américains ont affirmé qu'un missile balistique nord-coréen est passé vendredi dernier à 100 kilomètres d'un vol d'Air France qui reliait Tokyo à Paris avec à son bord plus de 320 passagers.

Si l'avion avait décollé avec un léger retard de 5 à 10 minutes, il se serait retrouvé en danger car en plein dans la zone d'impact, rapportait la chaîne américaine CNN, en se basant sur les données de FlightRadar24 et des forces de défense japonaises.

Contactée par la radio RFI, la compagnie aérienne a répondu que "même si cette distance était avérée, elle ne remettrait pas en question la sécurité du vol", tout en précisant dans un communiqué qu'en "collaboration avec les autorités", elle "analyse en continu les zones de survol à risque et adapte ses plans de vol en conséquence."

Mais "par mesure de précaution", la compagnie aérienne a tout de même décidé d'élargir sa zone d'exclusion aérienne autour de la Corée du Nord, rapporte DW. Dès lors, les vols Air France en direction de Tokyo et d'Osaka vont durer entre 10 et 30 minutes de plus qu'auparavant. 

Un vol Air France direct Paris-Tokyo dure environ 11 heures et 55 minutes, et 11 heures et 50 minutes pour le vol direct Paris-Osaka.

Malgré toutes les précautions qui peuvent être prises, Mark Rosenker, ancien chef du Bureau américain de sécurité des transports, a estimé sur la chaîne CBS que les contrôles du trafic aérien ne seraient pas capables de "prévenir un avion qu'un missile s'apprête à croiser son chemin."

Depuis le début de l'année, la Corée du Nord a effectué 14 tirs de missiles balistiques.

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