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Air France trébuche en Bourse et perd plus de 5% alors que ses pilotes menacent d'une nouvelle grève

Air France trébuche en Bourse et perd plus de 5% alors que ses pilotes menacent d'une nouvelle grève
© REUTERS/Kai Pfaffenbach

Nouvelles turbulences chez Air France-KLM, le titre est en forte baisse ce matin à la Bourse de Paris.

Le marché réagit à une menace d'une grève à la rentrée, à l'appel du principal syndicat de pilotes d'Air France. "Le risque de nouvelles grèves pèse sur l'action", commente à Reuters Ion-Marc Valahu, gérant de fonds chez Clairinvest à Genève.

Le titre Air France-KLM perdait à 10h15 ce lundi près de 5,5%.

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Depuis le début de l'année, le cours d'Air France-KLM a chuté d'environ 40%.

Le président du syndical national des pilotes de ligne (SNPL), Philippe Evain, a promis dimanche dans une interview au Parisien "15 jours de grève" si la nouvelle direction de la compagnie aérienne refuse de reprendre les négociations sur les salaires à la rentrée.

Cette déclaration fait planer la menace d'une nouvelle crise sociale au sein de la compagnie aérienne, alors que celle-ci est toujours à la recherche d'un nouveau PDG.

Le conseil d'administration d'Air France-KLM doit nommer d'ici fin août-début septembre un successeur à Jean-Marc Janaillac qui avait démissionné en mai à la suite de l'échec d'un référendum sur les salaires.

La crise sociale, qui a opposé le personnel d'Air France et la direction durant l'année, a déjà entraîné 15 jours de grève au premier semestre pour un coût estimé à 355 millions d'euros.

Le site économique latribune.fr a écrit la semaine dernière que le comité de nomination d'Air France-KLM négocierait avec un candidat nord-américain baignant dans l'univers du transport aérien. Il s'agirait, selon Le Monde, de Benjamin Smith, le directeur de l'exploitation d'Air Canada.

Dans le Parisien, Philippe Evain se dit "inquiet" de ce choix. "Nous pensons qu'il faut un dirigeant connaissant les spécificités du dialogue social français, qui maîtrise les détails du marché aérien européen et les forces en présence, entre les compagnies low-cost et les compagnies historiques", a-t-il estimé.

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