Air France-KLM chute en bourse après que son PDG met son poste dans la balance pour arrêter la grève

Air France-KLM a chuté en bourse vendredi 20 avril en début d'après-midi après que son PDG Jean-Marc Janaillac a décidé de lancer une consultation le 26 avril auprès de l'ensemble des salarié sur l'accord salarial rejeté par l'intersyndicale, remettant en jeu son poste en cas de vote négatif.

"Je ne vois pas comment je pourrais rester à la tête de l'entreprise" en cas de rejet de l'accord par référendum", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

A 14h15, l'action chutait de 5% à 8,030 euros avant de remonter un petit peu et de clôturer à -3,01% à 8,194 euros.

Air France-KLM chute en bourse après que son PDG met son poste dans la balance pour arrêter la grève

Capture d'écran action Air France-KLM à 14h25 le 20 avril 2018.

Jean-Marc Janaillac, également PDG de la maison mère Air France-KLM, a déclaré lors d'une conférence de presse que la consultation par vote électronique durerait une dizaine de jours et que les salariés devraient se prononcer sur une hausse de 7% sur les quatre ans à venir.

Les négociations avec les seuls pilotes se poursuivent parallèlement la consultation visant à venir à bout du mouvement de grève au coût estimé à quelque 300 millions d'euros en comptant l'épisode des 23 et 24 avril, a dit de son côté le directeur général Franck Terner.

Ce nouveau débrayage, qui portera à dix le nombre de journées de grève cette année, correspond au calendrier des arrêts de travail à la SNCF, dont le projet de réforme fait l'objet d'un vote solennel à l'assemblée ce mardi.

"Je ne peux accepter le gâchis en cours alors même qu'une très large majorité des salariés est non-gréviste. Aussi, pour mettre fin à ce désastre et réengager l'ensemble de la compagnie dans la dynamique de croissance, j'appelle chacun à faire entendre sa voix. J'assumerai personnellement les conséquences de ce vote", déclare Jean-Marc Janaillac, président d'Air France, cité dans un communiqué.

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  1. Un choix courageux et plein de sens. Difficile de croire à la ''démocratie'' quand une minorité prend en otage la grosse majorité. Ce PDG décide de mettre en jeu son poste par la voie la plus démocratique... YES et encore YES.

    La grève est un droit, non négociable, mais le droit de refuser que l'on défende des petits intérêts qui ne disent pas leur nom, est au dessus.
    J'ai toujours pensé pourquoi ceux qui veulent travailler, cette bien grosse majorité, ne sortait pas, elle, dans la rue, afficher son ras-le-bol de cette petites guérillas trop souvent inappropriées ou inexpliquées.
    Quand on sait ce que les states nous disent sur syndicats et syndiqués etc... je me pose vraiment la question!!!!

    Les syndicats en France comme dans certains autres pays n'ont pas fait leur révolution. Ils ont totalement privilégié leurs seuls intérêts, alors que les évolutions du monde exigent chaque jour davantage de repenser les modèles, de s'adapter pour avancer. Les syndicats auraient pu porter cette adaptation aux mutations du siècle et l'impulser. Là on applaudirait.
    ah! Bientôt les robots partout... et si justement les syndicats en venaient à précipiter leur intégration....

  2. Le chaix

    Je pense que l’état devrait également intervenir. Le droit de grève doit exister mais doit-etre réglementé de telle manière que ce droit ne puisse pas mettre à terre une entreprise, plus encore, lorsqu’elle n’est pas suivie par une majorité absolue des salariés. Une petite poignet de gauchistes à l’intellecte étriqué ne doit pas faire sa loi !

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