Air France devrait bientôt tester à Orly la reconnaissance faciale à la place des cartes d'embarquement

Aéroport d'Orly, terminal Ouest. Wikimedia commons/ Captainm

Aéroport de Paris (ADP) semble avoir fait de la reconnaissance faciale la solution technologique pour éviter les pagailles et files d'attente dans ses aéroports. Après avoir testé l'an dernier la reconnaissance faciale pour le contrôle aux frontières, ADP devrait bientôt proposer cette technologie pour accélérer l'embarquement, informe L'Express. Deux compagnies aériennes, dont Air France, auraient donné leur accord pour lancer des tests au début de l'année 2020, croit savoir le magazine. Finies les cartes d'embarquement papier ou sur smartphone, place à l'identification sur borne où seul son visage pourra être détecté.

Pour ce faire, ADP devra tout de même se conformer à plusieurs recommandations du gendarme de la vie privée — la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil). La Cnil a en effet demandé "que le dispositif n'accroche pas les regards des passants qui pourraient circuler en arrière-plan". La Cnil exige également que le fichier ne soit pas utilisé à des fins commerciales et que les données biométriques soient détruites après le décollage. "Cela signifie qu'il n'y aura pas de conservation et que le passager, qui devra donner son consentement, sera obligé de refaire la procédure à chaque passage à l'aéroport", justifie Clémence Scottez, chef du service des affaires économiques de la Cnil, auprès de L'Express.

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Cet embarquement par reconnaissance faciale ne sera pas ouvert aux 627 vols quotidiens de la plateforme d'Orly, mais au départ réservé à seulement "trois vols réguliers, vraisemblablement dans l'espace européen", écrit L'Express, citant une source proche du dossier, qui ne donne pas les destinations choisies. Le test ne prévoit pas de croisement avec la base de données du ministère de l'Intérieur pour comparer les visages des passagers au fichier des douanes et de l'immigration.  

Portée par les géants de la tech comme Facebook, Amazon ou Google pour leurs propres produits, et utilisée même chez Carrefour, la reconnaissance faciale gagne de plus en plus de terrain dans la sphère publique, sous couvert de raison de sécurité. Avec les dérives possibles imaginables pour le respect de la vie privée. Plusieurs régions en Chine utilisent ainsi une technologie de reconnaissance faciale qui peut scanner en une seconde toute la population tandis qu'aux Etats-Unis un programme de recherche a photographié des étudiants sans leur consentement.

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