Décollage d'un Airbus A319-113 de la compagnie Air France-KLM, à l'aéroport de Nice, en France, le 19 septembre 2018. REUTERS/Eric Gaillard

Si la nomination du nouveau patron d'Air France-KLM a dans un premier temps créé des remous, en raison de sa nationalité étrangère et du niveau de sa rémunération, les syndicats semblent à présents être entrés dans une phase de négociations plus apaisée avec le directeur général exécutif Benjamin Smith.

Et le titre Air France-KLM en profite à la Bourse de Paris, puisqu'il finit la séance du mardi 9 octobre en tête de l'indice SBF 120.

Benjamin Smith a rencontré samedi dernier l'ensemble des syndicats. Selon eux, il a proposé "oralement" une augmentation de 2% des salaires en janvier 2018 et de 2% en janvier 2019, avec un rendez-vous prévu en octobre 2019 pour "discuter de l'avenir".

L'intersyndicale d'Air France a demandé à la direction ce mardi de "clarifier ses intentions" concernant cette hausse salariale de 4% au total. Elle souhaite notamment qu'elle "confirme que les 2% versés au 1er janvier 2019 ne constituent pas une avance sur les négociations annuelles obligatoires (NAO) 2019 mais qu’ils serviront bien à compenser l’inflation 2012-2018".

Le Spaf, le deuxième syndicat de pilotes, a de son côté précisé accepter cette proposition d'augmentation.

Les investisseurs se montrent pour le moment rassurés, l'action Air France-KLM décollant encore de 5,19%, à 8,83 euros, à la clôture de la Bourse.

Cours de l'action Air France-KLM à la clôture de la Bourse de Paris, mardi 9 octobre 2018. Investing

"Sans cette précision et une formulation écrite de la proposition, il nous est impossible de nous prononcer. La direction doit être honnête avec ses salariés et clarifier ses intentions", insiste l'intersyndicale, qui réclame à la base une hausse de 5,1% des salaires chez Air France en 2018. 

Les pilotes veulent de leur côté une augmentation supplémentaire pour tenir compte de leurs conditions de travail.

Le Spaf considère la hausse des salaires de 4% comme étant "à la fois peu et beaucoup". "C'est peu, si on envisage les huit années de disette sans augmentation des barèmes pilotes, et beaucoup si on évalue les maigres résultats des négociations passées", déclare l'organisation dans un communiqué.

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