Paris

REUTERS/Charles Platiau

L'adjoint au maire de Paris Ian Brossat a récemment déclaré qu'avec le développement de plateformes type Airbnb, de plus en plus de logements parisiens sont "transformés en meublés touristiques illégaux".

C'est l'une des nombreuses critiques émises contre la plateforme de location de logements entre particuliers, également accusée par les hôteliers, les syndics de copropriété et le fisc de concurrence déloyale et d'incitation à la fraude.

Dans un entretien avec le journal Le Parisien publié ce mardi 28 février 2017, Emmanuel Marill, DG d'Airbnb France, propose une solution pour limiter les fraudes à Paris, qui compte actuellement, selon le site AirDNA, plus de 46.000 offres de locations:

"Nous voulons installer sur notre plateforme une limite automatique à 120 nuitées (le maximum légal) pour les 50.000 hôtes parisiens. S'ils ont des autorisations pour louer davantage — parce que ce sont des professionnels, qu'ils sont mutés pendant six mois, qu'ils ont un bail touristique... —, ils pourront décocher sur l'honneur cette limite automatique."

Une équipe de 25 agents de la ville de Paris est chargée de mener des opérations coup de poing dans la capitale pour épingler ces fraudes. Airbnb propose de leur venir en aide, en transmettant "les contacts des hôtes qui louent plus de 120 nuits afin d'affiner les recherches de fraudes", a indiqué le DG d'Airbnb France.

Emmanuel Marill assure que, "malgré les fantasmes, un hôte loue 33 nuitées par an en moyenne dans la capitale".

Dans cette interview accordée au Parisien, Emmanuel Marill a par ailleurs rappelé que d'ici le printemps, l'ensemble des 18.000 villes pourront toucher la taxe de séjour récoltée par son entreprise.

L'an dernier, 19 villes se sont ainsi partagées les 7,3 millions d'euros de taxe de séjour d'Airbnb.

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