Airbus et la RATP s'allient pour tenter de déployer des navettes volantes autonomes dans les 5 ans

Le prototype de véhicule volant d'Airbus. ItalDesign/Airbus

Le groupe aéronautique Airbus et le groupe de transport public RATP viennent d'annoncer un partenariat pour tenter de déployer des navettes volantes autonomes dans les cinq ans en Île-de-France. Ils espèrent déployer des navettes "de quatre à six places dans les cinq ans pour un coût de 1 à 2 euros au kilomètre", précise la RATP. Des études de faisabilité sont en cours portant par exemple sur la possibilité pour une gare de RER d'accueillir une plateforme pour un taxi volant. Les deux entreprises vont analyser les conditions d'un développement de cette offre de service à coût maîtrisé, et travailler sur l'intermobilité et l’insertion urbaine afin de les rendre le véhicule volant accessible au plus grand nombre.

"Ce n'est plus de la science-fiction. C"est un fait. Aujourd’hui, nous disposons de toutes les briques techniques. Mais il faut les harmoniser afin de les intégrer dans la vie quotidienne sans remettre en cause note priorité qu’est la sécurité. La RATP est un acteur international majeur pour les solutions de mobilité urbaine. Sa connaissance de l’usager, de ses besoins et des services associés en fait le partenaire idéal pour Airbus", explique Guillaume Faury, président exécutif d’Airbus, cité dans un communiqué, qui imagine développer un tel service dans des grandes métropoles mondiales. Singapour, Sao Paulo ou Tokyo réfléchissent ainsi à l'exploitation de couloirs aériens destinés à des voitures volantes.

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Les deux entreprises se donnent cinq ans alors que les restrictions aériennes dans l'espace public sont nombreuses : la gestion de l'espace aérien, l'autonomie, les réseaux de communication en temps réel, le stockage d’énergie, les systèmes de recharge et la fiabilité des logiciels utilisés (sécurité et sûreté). Les véhicules seront 100% électriques. D'ailleurs, avec le décollage à la verticale et la conduite sans pilote, l'électrique fait partie des trois caractéristiques technologiques indispensables pour espérer un jour assister au développement de véhicules volants.

A côté de cette initiative, Airbus, qui dit disposer de toutes les technologies pour travailler sur ces voitures volantes autonomes, a déjà réalisé une vingtaine d'investissements dans des startups et entreprises pour comprendre les besoins du marché de demain afin d'être prêts au moment opportun, à travers son fonds de capital-risque de 150 millions de dollars Airbus Venture.

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Airbus et RATP ne sont pas les seuls en France à travailler sur ce type de projet. Uber a ainsi annoncé en mai 2018 la création d'un centre de recherche à Paris dédiée à son projet de taxi volant. Selon nos informations, l'Advanced Technologies Centre in Paris (ATCP), dirigé par François Sillion, précédemment PDG par intérim de l'Inria et spécialiste reconnu de l'IA, devrait ouvrir à l'automne prochain. 

Doté d'un budget de 20 millions d'euros sur cinq ans, l'ATCP a pour objectif initial "de soutenir Uber Elevate dans son ambition de proposer du transport aérien urbain à prix accessible grâce à un réseau de véhicules électriques à décollage et atterrissage vertical (VTOL)". L'équipe travaillera notamment sur tout l'environnement qui permettra le développement d'Uber Elevate.

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