Download_on_the_App_Store_Badge_FR_RGB_blk_100517

Airbus lance l'hélicoptère 'Flightlab' pour tester de nouvelles technologies

  • Recevoir tous les articles sur ce sujet.

    Vous suivez désormais les articles en lien avec ce sujet.

    Ce thème a bien été retiré de votre compte

Airbus lance l'hélicoptère 'Flightlab' pour tester de nouvelles technologies
L'hélicoptère "Flightlab" H130 d'Airbus. © Airbus

Airbus veut être à la pointe des technologies de demain. Le constructeur aéronautique a dévoilé jeudi 21 janvier son programme "Flightlab", un hélicoptère utilisé comme banc d'essai volant pour tester de nouvelles technologies et parvenir à prévenir les collisions, réduire le bruit ou avancer vers la motorisation électrique. L'objectif est de passer plus rapidement de l'idée à l'expérimentation de "briques technologiques", qui peuvent être apportées par des partenaires extérieurs, avant de les intégrer sur les appareils vendus par l'hélicoptériste, a expliqué Tomasz Krynsinski, directeur recherche et innovation d'Airbus Helicopters lors d'une conférence de presse par vidéo.

L'hélicoptère, un H130, a commencé à être utilisé en avril 2020 avec une campagne d'essais afin de mesurer la perception du bruit au sol et l'effet que peuvent avoir les immeubles sur cette perception. Elle s'est poursuivie avec un système d'alerte faits de deux lidars (télédétection par laser) et d'un calculateur pour prévenir les rotors des collisions. "Cela fonctionne sur le même principe qu'un radar de recul de voiture", a expliqué Alexandre Gierczynski, chef du projet Flightlab. Elle sera proposée aux clients dès juin 2021.

Vers l'hélicoptère à zéro émission

D'autres expérimentations pourront avoir des applications dans plusieurs années, notamment pour les taxis volants. Au printemps, Flightlab doit ainsi tester un moteur électrique de secours qui permet d'aider à l'autorotation de l'hélicoptère en cas de panne du moteur et donc d'assurer une descente en sécurité. Outre une application potentiellement rapide, cela constitue une étape vers une motorisation électrique des hélicoptères et une diminution de la consommation de carburant.

"En 50 ans, la consommation a été divisée par deux, nous avons un objectif de la diviser encore par deux en dix ans" avant un hélicoptère zéro émission grâce à l'hydrogène, a expliqué Tomasz Krynsinski. De futurs essais prévoient notamment d'améliorer l'interface homme-machine pour réduire la charge de travail du pilote et pourraient trouver des débouchés dans les futurs taxis volants.

Avec ce programme, Airbus Helicopters compte avancer dans la "troisième révolution aéronautique, celle des technologies convergentes, apportée par les batteries et capteurs", selon Tomasz Krynsinski. La première avait eu lieu il y a 100 ans avec l'avion, la seconde il y a un demi-siècle avec la turbine. Airbus entend fait partie des grands acteurs de la troisième.

À lire aussi — Airbus et Thales remportent de gros contrats pour des missions vers la Lune et Mars

Découvrir plus d'articles sur :