Alstom et Siemens pensent à fusionner pour devenir un champion européen du ferroviaire — le Français grimpe en bourse

Un employé d'Alstom travaille sur un TGV Euroduplex sur le site d'Aytre près de La Rochelle, le 31 août 2016. REUTERS/Regis Duvignau

Le Français Alstom et l'Allemand Siemens ont confirmé vendredi 22 septembre qu'ils discutaient d'un éventuel rapprochement de leurs activités ferroviaires.

"Aucune décision finale n'a été prise, les discussions sont en cours et aucun accord n'a été conclu", a toutefois précisé le géant français dans un communiqué vendredi. 

Selon le journal Le Monde, une annonce pourrait toutefois être faite dès demain, mardi 26 septembre, au lendemain des élections allemandes. Un conseil d'administration d'Alstom est prévu ce jour-là.

Alstom a pris 1,5% à l'ouverture de la bourse ce lundi 25 septembre.

L'action d'Alstom lundi 25 septembre à 10h. Investing.com

"Le nouvel ensemble Alstom-Siemens donnera naissance à un champion européen du ferroviaire, avec plus de 15 milliards d'euros de chiffre d’affaires [et] 60.000 salariés", souligne Libération.

Les autorités françaises, a-t-on déclaré de source française, voient d’un "très bon œil" ces discussions susceptibles de donner naissance à un spécialiste du ferroviaire qui serait très compétitif dans un marché désormais difficile.

Le porte-parole du gouvernement avait auparavant indiqué que la France n'avait rien contre une telle opération si l'emploi était préservé.

"Il n'y a pas d’inquiétude du côté français quand des grandes entreprises travaillent à des rapprochements si les synergies ne se font pas au détriment de l'emploi", avait dit à la presse Christophe Castaner.

Mais tout le monde n'est pas autant emballé par cette nouvelle. 

"Après la vente de STX, Alstom et Alcatel-Lucent, les voilà décidés à vendre le TGV à Siemens", s'est inquiété le député du Front dec gauche Jean-Luc Mélenchon, leader du parti la France Insoumise.

Selon Le Monde, le dossier a été discuté entre les services d'Emmanuel Macron et d'Angela Merkel. Siemens envisage d'apporter à Alstom ses activités ferroviaires, à la fois le matériel roulant et l'activité signalisation — qui seraient valorisés autour de 7 milliards d'euros, et le groupe français lancerait en échange une augmentation de capital réservée au conglomérat allemand, détaille le quotidien.

Dans ce scénario, Siemens pourrait ainsi obtenir, selon la prime qu'il consentirait et les valorisations retenues, entre 45% et 50% du capital d'Alstom.

En nourse, l'action Alstom a bondi de 4,12% vendredi, pour clôturer à 33,005 euros. A ce niveau de cours, le groupe est valorisé 7,27 milliards d'euros.

L'action d'Alstom lundi 25 septembre, depuis le 19 septembre. Investing.com

A Francfort, à l'inverse, le titre Siemens a cédé 0,77% à 116,55 euros.

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : L'avenir du site Alstom à Belfort est désormais suspendu à l'avis d'une personne

VIDEO: C'est en partie notre faute si les punaises de lit se multiplient — voici pourquoi