Un employé d'Alstom travaille sur un TGV Euroduplex sur le site d'Aytre près de La Rochelle, le 31 août 2016. REUTERS/Regis Duvignau

Un employé d'Alstom travaille sur un TGV Euroduplex sur le site d'Aytre près de La Rochelle, le 31 août 2016. REUTERS/Regis Duvignau

La perspective d'une fermeture du site historique d'Alstom à Belfort s'est éloignée mardi.

L'Etat et la SNCF ont promis d'anticiper des commandes de rames TGV. Le groupe Alstom s'est lui engagé à développer la maintenance.

Outre l'accélération de commandes en discussion, l'Etat et Alstom mettent sur la table environ 570 millions d'euros de plus en achat de rames TGV (15) et en investissements pour assurer la pérennité d'un site dont la direction du groupe avait annoncé le 7 septembre le transfert d'ici deux ans en Alsace.

Le député-maire de Belfort Les Républicains, Damien Meslot, s'est dit "satisfait mais prudent".

"La question qu'on se pose, c'est 'tout ça pour ça ?' On peut se demander pourquoi on a annoncé la fermeture du site d'Alstom alors qu'il restait deux ans de carnet de commandes. On a un peu l'impression qu'il y a eu un bras de fer entre la direction d'Alstom et les pouvoirs publics", a ajouté l'élu.

Les mesures annoncées sur place par le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, aux syndicats d'Alstom et aux élus locaux en présence du PDG du groupe, Henri Poupart-Lafarge, préservent les 400 postes directement en jeu, en pleine campagne électorale pour l'élection présidentielle de 2017.

Cette commande évaluée à 500 millions n'affectera le budget de l'Etat qu'en 2021, date prévue pour leur livraison, a précisé Christophe Sirugue.

Cette commande s'inscrit dans le cadre d'un contrat cadre signé le 27 juin 2007 par Alstom et la SNCF, ce qui exonère l'Etat de passer par un appel d'offres.

La SNCF confirme pour sa part la commande de six rames TGV pour la ligne Paris-Turin-Milan et de 20 locomotives de secours pour les trains en panne.

"On nous a entendus"

Ces annonces ont été accueillies avec satisfaction par les salariés réunis devant la préfecture de Belfort, où avait lieu la réunion. "On nous a entendus", a résumé Claude Mandart, coordinateur CFE-CGC, selon qui les mesures annoncées donnent une visibilité de "trois ans, voire quatre ans", au site de Belfort, "ce qui va permettre de faire la jonction avec le TGV du futur".

"Ces différentes commandes vont nous permettre de lancer de nouvelles activités sur le site de Belfort", s'est de son côté félicité le PDG d'Alstom Henri Poupart-Lafarge, selon qui ce plan bénéficiera à l'ensemble des usines du groupe.

Un comité de suivi de la mise en oeuvre des engagements pris sera constitué. Les syndicats ont obtenu qu'une première réunion se tienne avant l'élection présidentielle du printemps 2017.

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