Michel Combes

Michel Combes, directeur général d'Altice. SFR/HSU

Le groupe Altice vient de racheter ce vendredi 14 octobre 5,21% supplémentaires de sa filiale SFR dans une transaction hors marché, malgré le blocage de l'Autorité des marchés financiers (AMF) sur ce projet de rachat.

Le groupe de Patrick Drahi détiendra désormais, directement et indirectement, 82,94% du capital et 82,93% des droits de vote du numéro deux français des télécoms.

Le groupe européen de télécoms et de médias dépose dans le même temps un recours en justice contre cette décision de l'AMF, jugée "incompréhensible" par Michel Combes, le directeur général d'Altice.

Dans une interview accordée à La Tribune, Michel Combes explique :

"Altice est victime d'une volonté de l'AMF d'élargir son champ de compétence. C'est bien sûr son droit, mais je pense que ces questions devraient être traitées par le législateur à l'occasion d'un débat public et contradictoire, et non pendant une opération en cours."

Le PDG de SFR ajoute :

"... à l'étranger, cela renvoie une image désastreuse sur l'imprévisibilité de la régulation des marchés en France. N'oublions pas que nous sommes entrés avec le Brexit dans une compétition entre places financières..."

Le 5 octobre dernier, l'AMF s'était opposé à ce rachat estimant qu'il y avait trop de flou sur les rémunérations qui seraient versées par la filiale SFR à la maison mère Altice. L'information "imprécise" ne permettait pas aux actionnaires minoritaires d'évaluer son impact dans le cadre de l'offre, estimait l'AMF alors.

En Bourse, l'action SFR, qui avait dégringolé après le blocage du projet de rachat, grimpe de 4,78% à 23,90 euros à la mi-journée ce vendredi, tandis qu'Altice progresse de 4,5% à 16,67 euros.

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