Les bénéfices d'Amazon ont doublé au premier trimestre. Le numéro un mondial du commerce en ligne a annoncé jeudi 25 avril un bénéfice de 3,56 milliards de dollars (près de 3,2 milliards d'euros) et un bénéfice par action de 7,09 dollars, battant largement le consensus de 4,72 dollars établi par IBES Refinitiv. Mais si les profits d'Amazon augmentent fortement, la croissance de son chiffre d'affaires ralentit. Il s'établit à 59,70 milliards de dollars au premier trimestre, en hausse de 17%, contre 43% l'an dernier à la même période. Cela signifie que le groupe a surtout amélioré sa rentabilité. 

"Nous capitalisons sur les efficiences des investissements précédents", a déclaré le directeur financier d'Amazon Brian Olsavsky lors d'une conférence téléphonique relayée par Reuters, faisant allusion aux embauches et investissements dans des entrepôts et autres infrastructures consentis les dernières années. "Il viendra un moment où il faudra investir encore pour développer nos capacités de stockage, mais pour le moment on est sur un bon chemin où on tire profit des capacités que nous avons", a-t-il dit.

Le stockage est en effet l'un des piliers d'Amazon. Le grand public voit le groupe américain comme un spécialiste du e-commerce, ce qu'il est assurément, mais ce n'est pas cette activité qui lui permet de gagner de l'argent. A l'international, l'activité de vente en ligne n'a jamais encore été rentable et elle l'est depuis peu aux Etats-Unis, mais avec des profits faméliques.

Les bénéfices d'Amazon reposent en réalité sur deux piliers distincts : le cloud et la publicité. C'est sa division Amazon Web Services (AWS) qui abrite ses activités de cloud et — comme chez Microsoft — c'est un segment largement profitable.

Le chiffre d'affaires du cloud d'Amazon a bondi de 41% à 7,7 milliards au premier trimestre, grâce notamment à des contrats avec des entreprises et, surtout, son bénéfice opérationnel a cru de 58% à 2,22 milliards de dollars. Il représente à lui seul la moitié du bénéfice opérationnel de tout le groupe Amazon (4,4 milliards de dollars).

Le second pilier qui permet à Amazon d'être rentable dans l'ensemble concerne les revenus publicitaires du groupe. Ils ont bondi de 34% à 2,7 milliards de dollars. 

Les performances de ses activités de stockage de données et de ses activités publicitaires compensent les coûts exorbitants liés à ses plateformes logistiques de e-commerce et permet à Amazon d'investir encore. Le groupe a d'ailleurs prévenu que de nouveaux investissements étaient en préparation, ce qui pourrait comprimer ses marges pendant les prochains trimestres.

Amazon a notamment annoncé qu'il prévoit de raccourcir à un jour le délai de livraison pour son programme de fidélité Amazon Prime, au lieu de deux jours actuellement aux Etats-Unis, ce qui entraînera une dépense de 800 millions au deuxième trimestre.

Amazon entend aussi améliorer les services pour les abonnés Prime à l'international, ce qui entraînera aussi des dépenses et compte en parallèle accélérer le rythme des embauches.

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Microsoft devient la 3e entreprise à franchir la barre des 1 000 Mds$ de capitalisation boursière

VIDEO: Ces 5 choses que vous avez apprises à l'école ne sont plus vraies