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Amazon n'a pas le droit au chômage partiel pour les salariés des 6 entrepôts fermés

Amazon n'a pas le droit au chômage partiel pour les salariés des 6 entrepôts fermés
Les salariés de six entrepôts d'Amazon temporairement fermés n'auront pas le doit au chômage partiel. © Bess Adler/Bloomberg via Getty Images

Aujourd'hui en France, 11,7 millions de salariés du secteur privé sont au chômage partiel. Ceux d'Amazon n'en font partie. Le géant américain, qui a fermé six entrepôts après une décision de justice lui imposant d'évaluer les risques liés à l'épidémie de Covid-19, en a pourtant fait la demande jeudi pour les salariés des sites concernés. Mais cette demande a été refusée par l'administration, a appris l'AFP auprès de la direction. Cette dernière a indiqué qu'elle avait "fait une demande de chômage partiel pour six sites, soit environ 10 000 personnes, qui n'a pas abouti". Le ministère a confirmé avoir reçu une demande "jeudi" et l'avoir refusée, sans plus de précision.

"La récente décision de la Cour d'appel de Versailles a évidemment eu un impact sur notre activité en France (...). Dans ce cadre, nous avons également sollicité une aide, comme ont pu en bénéficier d'autres entreprises en France", a précisé la direction d'Amazon dans un courriel. Amazon a été sommé par la cour d'appel de Versailles de procéder à une évaluation des risques liés à la crise du coronavirus avec les représentants du personnel et de réduire son activité d'ici là sous astreinte de 100.000 euros par infractions constatée. Le groupe a préféré fermer ses entrepôts jusqu'au 5 mai inclus pour éviter une amende potentielle de plus d'un milliard d'euros par semaine.

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'Une demande indécente' pour les syndicats

"En effet, notre activité logistique est techniquement complexe et l'astreinte de 100 000 euros par infraction, précisée par la cour d'appel, pourrait impliquer que même un taux infime de traitement accidentel de produits non-autorisés, de l'ordre de 0,1%, pourrait entraîner une pénalité de plus d'un milliard d'euros par semaine", a expliqué la direction. "Malheureusement, ce risque signifie que nous n'avons pas eu d'autre choix que de suspendre temporairement l'activité de nos centres de distribution français pendant que nous évaluons la meilleure façon de fonctionner à la lumière de la décision de la cour", a-t-elle ajouté.

Les syndicats CGT, CFDT et SUD d'Amazon France ont proposé à la direction une reprise progressive d'activité. Dans un communiqué, ils qualifient de "proprement indécente" la demande de chômage partiel d'Amazon et soulignent que "ce dispositif a été mis en place pour venir en aide aux salariés des entreprises dont l'activité est rendue impossible dans la période, comme la restauration ou les commerces non-essentiels".

"Plus encore, Amazon a fait le choix de fermer temporairement ses entrepôts depuis le 16 avril dernier, tout en poursuivant son activité depuis ceux européens, pour mieux se soustraire à deux décisions de justice successives", s'indignent-ils.

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